La naissance de mon 2e bébé avait été l’occasion pour moi de vous parler de mon expérience de la grossesse et de la maison de naissance en Allemagne. Comme il va avoir un an, je peux maintenant vous donner un aperçu de la première année du bébé en Allemagne, une période où pas mal de choses diffèrent de ce qu’on peut connaître en France, ainsi que des années suivantes jusqu'à l'entrée à l'école à 6 ans. L'article reposant sur mon expérience personnelle, n'hésitez pas à me signaler une inexactitude ou à apporter une précision.

 

Suivi post partum par une sage-femme à domicile

IMG_7367Le bébé, qui a généralement pu faire son arrivée en douceur dans le monde (voir cet article ou « Naître et grandir en Allemagne » dans Grandir Autrement n°42) ainsi que sa maman qui se repose à la maison, sont suivis par une sage-femme (Hebamme) qui vient régulièrement à la maison pendant les huit premières semaines (période appelée Wochenbett). Jusqu’à 16 visites sont remboursées intégralement par l’assurance maladie. Chaque future maman, pendant sa grossesse, choisit sa sage-femme pour après la naissance, que celle-ci ait lieu à l’hôpital, en maison de naissance ou à la maison. Non seulement la sage-femme pèse et mesure le bébé, vérifie que l’allaitement démarre bien ou montre comment donner un bain, mais selon ses compétences, elle peut montrer des techniques de massage, de portage etc. Ma sage-femme avait toujours sur elle une valise remplie de tisanes, remèdes à base de plantes, homéopathie, ce qui me dispensait même souvent de devoir me rendre à la pharmacie.

Huit semaines environ après la naissance, lorsque prennent fin les visites de la sage-femme, la jeune maman commence un cours de Rückbildung, c’est-à-dire de « rééducation » mais pas seulement du périnée comme je l’avais fait en France : il s’agit plutôt d’une sorte de cours de gymnastique douce visant à retonifier aussi bien le bassin que le dos, les bras ou le ventre. Entre gymnastique classique, yoga, pilates, fitness en extérieur, aquagym ou même kangatraining, le choix est vaste. Selon le type de cours, les bébés restent à côté de leurs mamans, sont gardés dans une pièce à côté ou alors sont inclus dans les exercices.

 

Le congé parental

IMG_7960Les mamans sont largement encouragées à allaiter et il est rare de voir une femme donner le biberon à son bébé de moins d’un an. Il faut dire que le congé parental (Elternzeit) d’un an, pendant lequel la jeune maman touche 65% de son salaire (avec un minimum de 300 euros et un maximum de 1700), incite les mamans à se consacrer totalement à leur bébé. Les papas peuvent aussi prendre un long congé, puisque les deux parents ont au total 14 mois de congé parental payé à se partager s’ils le souhaitent, à prendre en un ou plusieurs blocs. Le congé peut être prolongé jusqu’à 3 ans mais il n’est alors plus rémunéré. Dans les faits, les mamans sont plus ou moins obligées de prendre un an de congé car les places en crèche sont rares pour les bébés de moins d’un an, mais pas inexistantes: ma crèche accueille aussi des bébés de 3 mois et on peut avoir recours à une nourrice. Je trouve que ce principe de congé parental est une très bonne chose, les mamans pouvant rester auprès de leur bébé pendant ses premiers mois de vie si importants (et/ou les papas, mon mari a été enchanté de prendre 9 mois de congé afin de profiter de ces premiers mois qui passent si vite, on était donc tous les deux à la maison comme je ne travaille pas).

L’inconvénient cependant de ce congé d’un an, est une certaine pression pour les mères (il est encore très mal vu de donner son enfant à garder avant un an et de ne pas allaiter), et un sentiment d’étouffement pour celles qui ne s’épanouissent pas forcément en tête à tête avec leur bébé pendant un an et auraient bien repris plus tôt le travail.

 

Les "groupes"

Heureusement, le parent en congé n’est pas isolé puisque j’ai découvert avec ravissement une offre incroyable d’ateliers, d’activités de motricité, de massage, de bébé nageur, de musique et de « cours » sur des thèmes divers… Un magazine spécial, kidsgo, disponible aussi en ligne, recense chaque trimestre les divers cours possibles pour les bébés, les enfants et les familles, et donne aussi la liste actuelle des sages-femmes et lieux de naissance. Ainsi un petit groupe de mamans - les papas y sont minoritaires - se retrouve chaque semaine, en compagnie de la personne habilitée à diriger le cours, pour discuter tout en observant leurs bébés faire leurs expériences, chacun à son rythme, avec du matériel adapté.

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Krabbelgruppe organisé par des mamans dans mon quartier

L’avantage de ces groupes est le suivi qu’ils offrent, évitant aux parents d’être seuls avec leurs questions ou leurs doutes. Quand le cours se poursuit sur un an, il est agréable de voir grandir les bébés au fil des mois et des amitiés peuvent se créer. Ces groupes, généralement désignés par le nom de Krabbelgruppen (littéralement « groupes de 4 pattes », krabbeln signifiant marcher à 4 pattes) ont tous en commun le respect du bébé dans son rythme et ses découvertes. L’un des « cours » les plus prisés est le Pekip : dans une pièce bien chauffée, les bébés, nus pour favoriser leur liberté de mouvement, évoluent à leur rythme tandis que leur est proposé du matériel stimulant et intéressant selon leur âge (bouteilles remplies de graines ou de plumes, tissus, matériaux divers à toucher, balles, photos plastifiées, jouets en bois, matelas et blocs en mousse, objets de la nature…). Pendant ce temps, les mamans échangent sur un thème précis ou au gré des questions, la séance commençant par la chanson de bienvenue suivie d’un tour de parole où chacune fait part des nouveautés ou des soucis de la semaine écoulée. Généralement, le groupe se dissout au bout d’un an avec l’entrée des enfants à la Kita (crèche) et la reprise du travail pour les parents. Pour les plus grands, des cours sont encore proposés l’après-midi après la Kita : chanson, musique, danse ou gym…

Seul inconvénient, là encore, une certaine pression à être une mère parfaite et épanouie, car j’ai l’impression qu’il n’est pas toujours possible d’évoquer vraiment les problèmes ou le mal-être éventuel sans s’exposer aux jugements. Les conseils donnés vont d'ailleurs quasiment toujours dans le sens d'un dévouement total à l'enfant même passés les premiers mois, ce qui peut être très culpabilisant et épuisant si on essaie de les appliquer coûte que coûte.

 

La Kita (Kindergarten)

Puisqu’il n’y a pas d’école avant 6 ans, à partir d’un ou deux ans les jeunes enfants vont généralement à la crèche (Krippe pour les moins de 3 ans, Kindergarten désignant plus spécifiquement la structure accueillant les 3-6 ans, et Kita englobant les deux, si j'ai bien compris). La Kita, d’abord payante (prix fixe ou dépendant des revenus selon les régions) est gratuite à partir de 3 ans à Berlin. Tous les enfants ont désormais droit à une place à partir d’un an, que les parents travaillent ou non, mais dans les faits, en tout cas à Berlin, il manquerait des places et dans certains quartiers, les listes d’attente sont longues. En général, il faut s’inscrire sur liste d’attente dès la grossesse pour obtenir une place à 1 an. Les horaires sont assez réduits par rapport à la France : la majorité des Kitas accueille les enfants de 8h à 17h, la plupart des enfants arrivant à 9h et repartant vers 15h. Travailler quand on a un enfant implique donc de faire des compromis au niveau de la carrière, souvent pour les femmes, mais on voit tout de même beaucoup de papas déposer leurs enfants à 9h ou venir les chercher à 15h.

 

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Notre Kita: espace extérieur et Krippe

Les enfants d'âges différents ne sont pas séparés et jouent ensemble car il n'y a généralement que deux groupes: 0-3 ans et 3-6 ans. Quelle que soit l’institution, les principes de base sont les mêmes : principe du jeu libre (freies Spielen), beaucoup de sorties en extérieur même en hiver, rituels, large place laissée à l’autonomie… La journée commence, après le petit-déjeuner, par le Morgenkreis (chanson d’accueil et tour de parole), puis les enfants ont la liberté de choisir parmi les activités qu’on leur propose ou de jouer librement dans l’une des salles (salle de repos, salle de construction, gymnase, atelier…). La Kita est très différente de l’école maternelle car il n’y a pas de notion de « travail », seuls les Vorschulkinder (enfants de 5 ans) ayant une initiation à l’école quelques heures par semaine. Ce ne sont d'ailleurs pas des instituteurs mais des éducateurs qui s'occupent des enfants. Ensuite selon les Kitas, les initiatives diffèrent : dans la nôtre, un atelier musique a lieu chaque semaine, des semaines sans jouets sont mises en place l’été afin de stimuler la créativité et l’imagination, et l’accent est mis sur l’apprentissage de la langue allemande car c’est une crèche très multiculturelle. Enfin à Berlin, de nombreuses Kitas sont végétariennes, acceptant sans problème les enfants végétaliens (voir mon article sur le sujet des repas). Pour plus de détails sur les Kitas, et notamment les Kitas de plein air (Waldkindergarten), je vous renvoie à l’article « Le Kindergarten allemand » paru dans Grandir Autrement n°44.

A 6 ans, rentrée obligatoire à l'école, l’école à la maison étant malheureusement interdite en Allemagne. Mais de nombreuses écoles alternatives existent et même dans les écoles "normales", on est loin des horaires et de la discipline à la française: pour plus d’infos voir l’article « L’école en Allemagne » dans Grandir Autrement n°41.

 

Santé (pédiatres et alimentation) :

D’après mon expérience, et nous avons eu 4 pédiatres différents, à Francfort et à Berlin, les pédiatres (Kinderärzte) sont globalement moins directifs qu’en France, c’est-à-dire qu’ils posent moins de questions et donnent moins de consignes, comme manger telle chose à tel âge… Quant au carnet de santé (Untersuchungsheft), il est composé d’un livret de vaccination, d’un carnet pour le dentiste et d’un cahier où on ne note que les mensurations à chaque visite médicale obligatoire. Aucune trace n’est gardée des diverses maladies et examens, c’est pourquoi je note tout cela dans un cahier à part comme on le ferait en France.

Les médecins sont assez ouverts aux médecines naturelles, phytothérapie, homéopathie… On donne moins facilement des antibiotiques et je m’étonnais au début de repartir avec une ordonnance pour une boîte de tisane, ou la simple prescription de bien sortir l’enfant dans l’air froid !

Les visites médicales (Untersuchungen, abrégées U1, U2, U3…) ont lieu régulièrement la première année puis une fois par an et s’espacent encore après 4 ans. L’enfant est principalement pesé et mesuré mais les pédiatres vérifient aussi brièvement les autres acquisitions.

Si le calendrier vaccinal recommandé est sensiblement le même qu’en France, en Allemagne, aucun vaccin n’est obligatoire, pas même pour entrer en collectivité.

Sur le plan de l'hygiène, on ne conseille pas de baigner les bébés tous les jours, mais une à deux fois par semaine, et seulement à l'eau. Ainsi mon bébé n'a pris son premier bain qu'à 11 jours, la sage-femme estimant que c'était inutile avant. Et les bébés et enfants, équipés d'un Regenhose (sorte de salopette imperméable qui se met par dessus les habits) traînent joyeusement dans le sable et la terre qu'ils portent à la bouche sans que cela pose problème aux parents.

Question alimentation, à Berlin le végétarisme est bien accepté par les pédiatres. Le végétalisme ne pose pas trop de problèmes non plus (voir cet article), en tout cas il ne déclenche pas des alarmes comme en France. J’évite cependant d’en parler quand cela n’est pas nécessaire. Pour la diversification alimentaire, pas de tableau prescriptif dans le carnet de santé, et les pédiatres ne m’ont jamais rien recommandé non plus (je me demande comment font les familles qui ne savent pas par quoi commencer; sans doute les conseils échangés dans les "groupes" suffisent-ils) : mais habituellement, les recommandations qu’on trouve dans les diverses brochures et magazines pour les parents sont de remplacer d’abord une tétée par des légumes à midi, puis d’introduire des fruits au dessert, puis une bouillie de céréales au lait le soir, et d’ajouter des compotes de fruits ou bouillies aux fruits aux goûters. J’ai l’impression que les mamans ne se mettent pas la pression pour tout cuisiner elles-mêmes, il faut dire qu’on trouve un choix énorme de petits pots bio pas chers (de 60 centimes à 1 euro) dans toutes les drogueries!

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L'impressionnant rayon petits pots (en majorité bio) dans une droguerie

 

Des méthodes respectueuses du tout-petit

Globalement, je trouve qu’en Allemagne le bébé est respecté dans son rythme et ses besoins. Laisser pleurer, même après un an, choque profondément et n’est jamais recommandé. Le cododo en revanche, est tout à fait bien vu et même conseillé. Ainsi lorsque mon bébé de 10 mois a dû passer un weekend à l’hôpital, il allait de soi pour les infirmières qu’il dorme dans mon lit avant même que j’en parle ! Le portage est très répandu, chaque maman ayant une écharpe ou un porté-bébé glissé sous la poussette, et une image classique est celle de la maman poussant la poussette vide avec son bébé en Ergobaby.

 

IMG_7655La motricité libre est un principe fondamental en Allemagne. On n’assoit jamais un bébé avant qu’il sache le faire par lui-même. Et les bébés, quand ils ne sont pas portés, restent allongés en landau (et non en cosy) tant qu’ils ne savent pas s’asseoir tout seuls. Ils sont aussi beaucoup laissés à plat ventre au lieu d’être allongés dans des transats (du coup j'ai eu du mal à en trouver un!).

L’enfant est ici respecté dans son autonomie et ses goûts d’une manière qu’on jugerait sans doute excessive en France : il a quasiment son mot à dire sur tout. Je suis toujours surprise d’entendre les mamans demander à leurs bébés la permission de les déshabiller en arrivant de l’extérieur (j’avoue que je me contente de prévenir le mien !). Ce respect global de l’enfant, considéré comme une personne à part entière, se ressent dans la manière de lui parler. Je trouve que les mères allemandes s’adressent toujours de manière très douce, respectueuse et patiente à leurs enfants, si bien que je me sens presque mauvaise mère quand je hausse le ton. Chaque demande est satisfaite aussi vite que possible, les enfants grignotent par exemple toute la journée y compris à la Kita, et il ne semble pas habituel de dire « non » ou « attends » (je ne caricature pas, je viens encore de lire les mêmes analyses dans un article, la comparaison avec l’éducation à la française étant un thème récurrent dans la presse germanophone). Dans un groupe auquel je participais, j'ai été surprise (car c'était la première fois) d'entendre la personne qui dirigeait le cours expliquer aux mamans - les enfants avaient déjà un an - pourquoi il était nécessaire de dire parfois "non", ce qui a semblé les dérouter, et comment le faire. Du coup, on s'habitue à ce climat et lors des vacances en France, je suis désormais choquée par les insultes ou les menaces adressées couramment aux enfants, et je ne parle pas des claques… Si les enfants sont davantage respectés en Allemagne, en revanche l'inconvénient pour les parents allemands peut être l'épuisement engendré par la priorité constante donnée au bébé puis à l'enfant, à en oublier leurs propres besoins ou à culpabiliser s'ils le font. Quant aux enfants, qui pourraient souffrir d'un manque de limites, je me dis que la vie à la Kita se charge heureusement de leur apprendre patience et concessions quand ce n'est pas le cas à la maison.

Chose étonnante pour un pays aussi tourné vers l’écologie et le naturel, les couches lavables sont quasiment inconnues. Peut-être parce que les jetables, même écologiques, sont très peu chères. Les couches écologiques sont au même prix que les Pampers, elles-mêmes moins chères qu’en France (7 euros le paquet d’une quarantaine de couches).

 

Berlin pour les enfants :

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 Trois des aires de jeux de notre quartier  aux détails raffinés avec parcours d'aventure, toboggan, tyrolienne, Wasserspielplatz et charmantes cabanes semblant sorties tout droit d'un conte.

 

Berlin, bien qu’étant la capitale, est agréable à vivre avec des enfants. C’est une ville très verte présentant de grands espaces, de nombreux et vastes parcs dont le Tiergarten s'étendant sur 3 km en plein centre, ainsi que de véritables forêts comme celle de Grunewald (photo ci-dessous); on y trouve même des lacs et des plages très agréables en été (ci-dessous, plage de Wannsee, à 30 min de S-Bahn du centre). On apprécie particulièrement les belles et grandes aires de jeux qui sont de véritables terrains d’aventure; à moins de 15 minutes à pied de chez nous, et nous sommes en plein centre de Berlin, nous avons le choix entre une douzaine d’aires de jeux ! En été on apprécie les Wasserspielplätze, aires de jeux avec des bacs et des circuits où faire couler de l’eau. En quelques arrêts de métro depuis chez nous, on atteint le Domaine Dahlem, un vrai domaine agricole au cœur de la ville, où l’on peut non seulement profiter de la campagne ou observer les animaux de la ferme, mais aussi participer aux récoltes comme celle des pommes de terre en septembre. Berlin regorge aussi de musées intéressants pour les enfants, à commencer par le Technikes Museum avec ses véritables locomotives, avions, bateaux... La Philharmonie propose aussi de vrais concerts pour les petits.

 

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Plage de Wannsee

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Forêt de Grunewald

L’hiver, la nuit tombant à 15h30, on peut emmener les enfants jouer dans une Indoorspielplatz ou vaste salle équipée de tobogans, piscines de balles etc, ou aller prendre un café ou un brunch dans un Kindercafé, un café équipé de jouets et de matériel pour les petits. Pour rencontrer du monde, on fréquente régulièrement le brunch des familles veganes et depuis peu, un brunch de familles françaises de Berlin.

Question veganisme, Berlin est un paradis pour enfants: en plus des brunchs vegans où il rencontre d'autres enfants et peut goûter à tout, notre grand est fan des nombreux restaurants vegans, surtout ceux proposant burgers et pizzas. On a aussi la chance d'avoir deux supermarchés vegans où trouver notamment calendriers de l'Avent, bonbons, fromage vegan, glaces et chocolats de Pâques; chacun comprend une boulangerie vegane bien fournie en croissants, gâteaux, bagels, glaces ou cookies... autrement dit, goûter obligatoire après les courses!

 

Pour s’équiper pas cher et écolo, hélas pas de « bon coin » mais de nombreux marchés aux puces d’articles de puériculture, et des boutiques d’occasion. L’Allemagne est aussi le pays des beaux jouets de qualité, en bois ou autres, généralement made in Germany. Enfin pas besoin de voiture dans Berlin, la plupart des parents faisant les déplacements à vélo, avec un siège enfant, une remorque ou un « bac » intégré au vélo où on peut caser jusqu’à quatre enfants.

Bref, si l'on passe outre les petits travers typiquement allemands (se faire sermonner si on ose traverser au rouge ou poser un pied sur la piste cyclable, ou menacer par les voisins si on a le malheur de laisser chaussures ou vélo d'enfant sur le palier^^), la vie de famille en Allemagne est plutôt agréable.

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Grandir en Allemagne me semble être une belle opportunité pour mes enfants ! Et l’avantage d’élever ses enfants en Allemagne tout en étant Français, c’est qu’on peut ainsi combiner les meilleures façons de faire de chaque pays.