Enfants et bébés végétariens, végétaliens et vegans

22 octobre 2014

Dans nos placards, on trouve...

A la demande d’une lectrice, je partage aujourd’hui la liste de ce qu’il y a dans nos placards, ou plutôt en vrac sur et au pied d’une grande étagère, en attendant d’avoir enfin une cuisine digne de ce nom (avec un lave-vaisselle !).

Dans notre cuisine, les produits sont principalement bio, je dirais à 80%. Et tous vegans sauf parfois du miel en hiver.

La liste peut vous paraître impressionnante mais je vous rassure tout de suite :

- au début de notre végétarisme on était loin de connaître tous ces produits (quoi, il existe d’autres farines que le blé ?) et la découverte ne s’est faite que progressivement au fil des nouvelles recettes.

- je n’ai pas toujours tout en même temps dans les placards même si j’essaie de remplacer au fur et à mesure.

- il n’est bien sûr pas nécessaire d’avoir tout cela pour manger varié et équilibré, c’est juste pour vous donner un aperçu d’une cuisine vegane bien fournie (on adore cuisiner!).

 

Je me limite ici aux placards car j’avais déjà parlé de mon frigo dans cet article de Vegactu.

Quant au petit congélateur, il contient : légumes (haricots verts, épinards, courgettes, chou fleur...), fruits (framboises), frites au four, quelques parts de gâteau ou muffins, galettes ou pâte à galettes, okara, légumineuses cuites (vu le temps de trempage et de cuisson j’en fais cuire en grandes quantités et ainsi j’en ai toujours sous la main), persil, coriandre, et parfois glaces.

La cuisine est également bien garnie en fruits et légumes de saison et principalement bio, que j’achète après avoir établi mon menu de la semaine.

 

Et c’est parti pour l’inventaire de ma cuisine (ne vous étonnez pas des noms de produits en allemand sur les photos, j'habite à Berlin pour ceux qui ne le sauraient pas) :

 

Céréales (et pseudo-céréales)

Pâtes complètes

Pâtes blanches

Pâtes pour lasagnes

Pâtes sans gluten

Riz complet

Riz basmati blanc

Riz pour risotto

Riz pour riz au lait

Riz pour sushi

Couscous de blé

Couscous de maïs

Polenta

Sarrasin

Boulgour de sarrasin

Millet

Amarante

Quinoa

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Légumineuses

Haricots rouges

Haricots noirs

Haricots azukis

Lentilles vertes

Lentilles corail

Pois chiches

Pois cassés

 

 

Farines

Blé complet

Blé (farine blanche)

Epeautre

Maïs

Riz complet

Sarrasin complet

Pois chiches

Châtaigne

Lupin

Noix de coco

Fécule de maïs ou de pomme de terre

Gluten (pour seitan)

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Flocons

Flocons d’avoine

Flocons de riz

Flocons de sarrasin

 

 

Fruits secs et noix

Abricots secs

Raisins secs

Dattes

Figues sèches

Ananas / Mangue séchés

Canneberges séchées

Tomates séchées

Amandes

Noix

Noisettes

Noix de cajou

Noix du Brésil

 

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Graines

Graines de tournesol

Graines de sésame

Graines de courge

Graines de lin (moulues)

Graines de chia

Graines de pavot

Graines à germer (alfalfa, mélanges)

 

 

Purées d’oléagineux

Purée d’amandes blanche

Purée de noisettes

Purée de souchets ou parfois de cajou

Purée de cacahuètes

Purée de cacahuètes salées et grillées

Tahin (purée de sésame)

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Epices et aides culinaires/ingrédients pour pâtisserie

Sel iodé

Sel aux herbes

Epices et herbes (poivre, curry, cumin, muscade, coriandre, curcuma, thym, romarin, cannelle, cardamome, ail séché, ras el hanout, paprika fort, mélange d'épices pour pain d'épices et spéculoos)

Bouillon Sapori des Produits de la vie

Crème de soja, de riz et d’avoine

Chapelure sans gluten

Agar-agar

Gomme de guar

Egg-replacer (une boîte qui traîne car je n’en ai pas besoin en fait)

Levure

Bicarbonate

Poudre d’orange (faite maison)

Vanille en poudre

Cacao amer en poudre

Sucre complet (parfois sucre de coco)

Sucre glace

Sucre vanillé

Sirop d'agave

Sirop d'érable

Chocolat noir cuisine

Chocolat au lait vegan

Noix de coco râpée et en copeaux

Amandes effilées

Pâte d’amandes

Extrait d’amande amère

« Paillettes » de chocolat et billes de couleur pour décorer les gâteaux (vegan)

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Boîtes de conserve, bocaux, sauces et aliments tout prêts

Haricots rouges

Lentilles aux petits légumes

Lait de coco

Petits pois carottes

Maïs

Cornichons

Olives noires et vertes

Choucroute nature

Betteraves cuites

Coulis de tomate

Sauce tomate cuisinée

Ketchup light

Mayonnaise sans œufs

Compotes sans sucre

Purée de pomme de terre déshydratée

Préparation pour galettes ou galettes de tofu sous vide

Préparation pour falafels

Tofu nature

Tofu fumé

Soupe de tomate déshydratée

Tortellini aux légumes (sous vide)

Préparation pour flans en sachets

Préparation pour pâte à pizza

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Tartinades

En plus des purées d’oléagineux :

Confiture

Pâte à tartiner au chocolat (souvent faite maison)

Parfois miel bio en hiver

Crème-tartinade iBi des Produits de la vie

Pâté végétal

 

 

Pain, biscuits et choses à grignoter

Pain complet bio au levain et souvent au sésame

Pain sans gluten (en paquet)

Müsli (avec et sans gluten)

Corn flakes

Brezels au sésame

Biscottes ou Pain des fleurs

Galettes de riz, maïs, amarante

Biscuits vegans sans sucre

Spéculoos

Barres aux fruits/à l’amarante

Chips de banane plantain

Chocolat noir

Bonbons vegans

Saucisses veganes en portion individuelle

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Huile et vinaigre

Huile d’olive

Huile de tournesol

Huile de colza

Huile de coco (au frigo)

Beurre de cacao (au frigo)

Vinaigre de cidre

Vinaigre balsamique

 

Boissons

Lait de soja + calcium

Lait de riz + calcium

(Je fais moi-même le lait d’amande et de noisette)

Petites briques de lait de soja chocolat en portions individuelles

Jus de pomme

Jus d’orange

Thé et tisanes

Café soluble

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Autres :

Protéines de soja texturées de différentes tailles (des steaks aux miettes pour bolognaise)

Algues en paillettes

Algues pour sushi

Feuilles de riz pour nems

Germe de blé

Levure de bière ou Levure Vitam-R

Amarante soufflée

 

Après ça, que quelqu'un essaie encore de dire que les vegans n’ont rien à manger ou ne mangent pas varié ;)

Et vous, avez-vous des produits indispensables qui ne sont pas dans cette liste?


13 octobre 2014

Fromage végétal maison, facile et bon

Le fromage, même quand on sait qu'il est synonyme de souffrance, est souvent l'aliment dont on pense qu'on ne réussira jamais à se passer... Et pourtant, on peut aujourd'hui acheter, et fabriquer soi-même rapidement, de délicieuses alternatives végétales!

Vous avez peut-être déjà goûté l'un des nombreux fromages végétaux du commerce, qu'il soit en bloc, en tranches, râpé ou à tartiner. Si leur goût est plutôt convaincant, leur prix peut hélas être rebutant. Chez nous par exemple, on n'achète de Vegusto piquant (le meilleur fromage solide, qui se rapproche du Comté ou du Parmesan!) ou de tranches façon Emmental que pour les enfants, et on fait durer le paquet assez longtemps.

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Mais depuis qu'on a découvert le fromage de cajou fait maison, on se régale sans limites et les enfants adorent! En plus, on achète nos noix de cajou en vrac au magasin libanais, ce qui ne nous revient pas trop cher. Sur le plan nutritionnel, contrairement au fromage à base de lait de vache (le lait de vache augmente le risque de nombreuses maladies), la noix de cajou est une mine de bienfaits pour la santé grâce à ses acides gras monoinsaturés et aussi à sa grande richesse en magnésium, cuivre, fer, manganèse, sélénium, zinc, vitamines du groupe B etc. Et pour les enfants qui n'aiment pas les grignoter nature, elles passeront certainement mieux en version fromage, surtout quand on l'a fabriqué soi-même.

 

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Les recettes de fromage végétal ne manquent pas: Antigone XXI avait publié un article assez complet sur le fromage expliquant notamment, études à l'appui, quelle substance dans le vrai fromage le rend aussi addictif. Elle présente ensuite 4 recettes de fromage de cajou (frais, corsé, fermenté et rôti) pour tous les goûts.

Et tout récemment, Marie Laforêt a publié Fromages vegan, aux Editions La plage. Feta, gouda ou petits crottins 100 % végétaux à base de cajou, de soja, d'amandes ou de sésame, des recettes qui ont l'air comme toujours plus appétissantes les unes que les autres. J'ai hâte de recevoir le livre.

 

 

Et pour finir, je vous livre ma recette de fromage de cajou préférée, aussi simple que délicieuse. Elle est inspirée de celle de Valérie Cupillard. En faisant varier légèrement la quantité d'agar-agar, vous pouvez jouer sur la texture du fromage, qui sera plus ou moins ferme. Il peut ainsi se servir en tranches (et se manger à la main pour les plus petits!) ou se tartiner. Très pratique pour changer du pâté végétal dans des sandwiches, mais aussi délicieux à l'apéritif ou en accompagnement d'une soupe. La recette de base laisse place à la créativité dans le choix des épices, fines herbes ou autres condiments (mixez quelques tomates séchées avec, c'est un régal!).

 

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Ingrédients:

100 g de noix de cajou trempées quelques heures
2 g ou 1 et 1/2 càc rase d'agar agar
25 cl d'eau
1 càc rase de sel
Aromates, herbes et épices au choix (ici thym et romarin séchés)

Note: l'agar-agar est une algue en poudre qui se trouve en magasin bio et permet de gélifier une préparation.

 

Préparation:

Faites bouillir l'agar agar durant 2 minutes dans l'eau. Mixez l'eau+agar-agar avec les noix égouttées et rincées, le sel et les fines herbes. 
Huilez un ramequin ou un bol, que vous pouvez ensuite saupoudrer de fines herbes, et versez la préparation dedans.
Attendez que le mélange refroidisse avant de le placer au frigo 1h minimum.
Démoulez au moment de déguster. Le fromage se conserve au frais environ 1 semaine.

 

Bref, avec tout ça, plus d'excuse pour le fromage! ;)

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01 octobre 2014

Smoothie velouté poire amande

Pour changer du smoothie chocolaté que je fais presque tous les matins, et parce que le rose à la fraise n'est plus de saison, voici un smoothie d'automne délicat pour commencer la journée en se régalant. Au vu des ingrédients, il vous paraîtra tout simple et pas forcément digne d'un article, mais essayez et vous comprendrez: je le trouve vraiment aussi gourmand qu'une tarte poire-amande!

Comme boisson accompagnant des tartines, ou dans un bol mélangé à une poignée d'amandes croquantes, de raisins secs ou de müsli, c'est dans tous les cas un petit déjeuner délicieux et sain. Pour ceux qui n'ont pas envie de le boire au petit déjeuner, il se déguste tout aussi bien au goûter ou même au dessert, en version un peu plus épaisse (plus de poire ou moins de lait).

Question matériel, si n'importe quel petit ou gros blender peut faire l'affaire pour réaliser ce smoothie, j'en profite pour vous recommander le Personal blender de Keimling qui est particulièrement pratique pour les smoothies en portions individuelles, et pour les toutes petites quantités que je n'arrive pas à mixer avec mon Omniblend 2 litres car elles restent au fond. Et avec le broyeur pour aliments secs (version PB250), vous pouvez vous-même réduire noisettes ou amandes en poudre. Bref, un complément presque indispensable au "gros" blender puissant, dont je me sers aussi souvent. Mais passons à la recette du smooothie:

 

smoothie poire lait d'amande

 

Pour une portion, mixer ensemble :

1 poire

125 ml de lait d'amande (quantité à ajuster selon la consistance souhaitée)

1 càc de sirop d'agave (optionnel, si votre lait d'amande n'est pas sucré)

1 pincée de vanille en poudre (optionnel)

 

Evidemment, c'est encore meilleur avec du lait d'amande fait maison: et c'est tout simple, vous n'avez besoin que d'un litre d'eau, 100g d'amandes, un linge pour filtrer et un gros blender. Pour la recette, je vous renvoie à l'excellent blog d'Antigone XXI. Depuis que je l'ai découverte, je fais mon lait d'amande ou de noisette tous les deux ou trois jours! Ce qui ne me dispense pas de continuer à acheter aussi du lait de soja enrichi en calcium notamment pour les enfants. Astuce: avec les amandes ou les noisettes j'ajoute quelques noix du Brésil pour leur grande richesse en sélénium (une noix fournit l'apport quotidien recommandé de cet oligo-élément présent sinon surtout dans les produits animaux).

Quant à l'okara (ce qui reste des amandes après filtrage), vous pouvez l'utiliser de plein de manières différentes, ma préférée étant en remplacement d'un quart voire d'un tiers de la farine des gâteaux et biscuits auxquels il donne alors un moelleux incroyable. Antigone XXI donne des tas d'idées pour l'utiliser dans des recettes sucrées et salées. Je vous renvoie aussi à mes deux recettes contenant de l'okara, celle du gâteau à la banane sans sucre et celle du gâteau aux prunes, également délicieux avec des pommes. En tout cas ce qui est bien avec le lait d'amande maison, c'est que l'okara incite à la créativité!

 

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23 septembre 2014

Gnocchi faits maison et pommes de terre rôties

Nos weekends de septembre sont décidément bien agréables! Après avoir eu il y a 10 jours le plaisir d'accueillir Alice (Lili's Kitchen) à Berlin avec deux de ses amies et de leur faire découvrir nos restaurants vegans préférés, samedi dernier nous avons été à la ferme (le Domäne Dahlem dont je parlais déjà ici) récolter des pommes de terre. Une activité qui plait beaucoup aux enfants et que je suis contente de pouvoir leur offrir alors que nous habitons - pour l'instant encore - en ville. J'apprécie particulièrement ce grand domaine agricole bio accessible en métro et offrant un véritable coin de campagne au coeur de la ville, avec ses champs, ses animaux dans les prairies, son marché et ses animations régulières telles que la récolte de pommes de terre, de potirons ou la fabrication de jus de pomme.

 

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Malgré la légère pluie, la récolte fut bonne: nous avons repris le métro chargés de 6 kilos de pommes de terre. Et encore, si on ne les avait pas arrêtés, mes enfants en auraient certainement ramassé trois fois plus!

 

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Inutile de vous dire que le soir, au menu, c'était pommes de terre. Cuites à l'eau, grillées, frites, en purée, rôties au four, ou sous forme de gnocchi... heureusement les façons de les préparer ne manquent pas. Voici 2 recettes simples et qui plairont à coup sûr à vos petits végés:

 

Pommes de terre rôties

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Laver et brosser les pommes de terre sans les éplucher. Les couper en quartiers ou longues tranches. Badigeonner les morceaux d'huile, saupoudrer de fines herbes (thym, romarin...) et éventuellement de sel. Faire cuire à four préchauffé à 180° pendant environ 45 minutes, en retournant à mi cuisson.

Ici, les pommes de terre rôties sont servies avec des spaghettis de courgette, du chou rouge cuit, des tomates et du ketchup (même s'il n'est pas bio, j'aime bien le Ketchup Light de Heinz qui contient 30% de sucre et de sel en moins que la version traditionnelle).

 

Gnocchi (sans gluten)

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Cette recette est une adaptation de celle proposée dans le livre La cuisine végétarienne pour tous.

Mon grand, qui adore les gnocchi qu'on achète tout faits d'habitude, s'est beaucoup amusé à les fabriquer lui-même, et était si fier du résultat!

 

Ingrédients pour 4 personnes (mais prévoir plus si vos enfants sont aussi fans de gnocchi que les miens!):

600 g de pommes de terre

250 g de farine (blé, ou un mélange de farines sans gluten, ici sarrasin et riz complet)

Une cuillère à soupe d'huile d'olive

Sel, poivre

 

Préparation:

Eplucher les pommes de terre, les couper en dés, et les faire cuire 20 à 25 minutes jusqu'à ce qu'elles soient bien fondantes.

Les passer sous l'eau froide pour les refroidir avant de bien les écraser et de les mélanger au reste des ingrédients.

Avec les mains farinées si besoin, former des petites boules que vous aplatirez légèrement. On peut ensuite dessiner des stries avec une fourchette, étape que nous avons laissée tomber au bout d'une dizaine de gnocchi ;)

Faire cuire dans l'eau bouillante 5 minutes maximum, jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface. Le mieux est de procéder en 2 ou 3 fois pour la cuisson afin que la casserole ne soit pas trop pleine.

Les gnocchi sont ici servis avec une sauce pesto vegane, et du fromage végétal (Vegusto Piquant, comparable au Parmesan ou au Comté!) râpé juste avant de déguster.

 

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17 septembre 2014

Les laits infantiles végétaux: pourquoi, comment, et lequel choisir?

Comme c'est une question importante, qu'on me pose régulièrement et qui revient souvent dans les groupes de parents végés sur les réseaux sociaux ou les forums, j'ai décidé de faire le point sur les laits infantiles végétaux. Réponses à vos questions et tour d'horizon des différents produits.

 

Pourquoi donner du lait infantile ?

Le lait maternel est de loin le meilleur aliment pour les bébés et quand on peut allaiter le plus longtemps possible, c’est évidemment l’idéal.

Cependant, si pour une raison ou une autre l’allaitement doit s’arrêter, si l’on doit donner des compléments ou tout simplement si l’on ne souhaite pas allaiter, on a alors besoin d'un lait infantile. Or il est très important de savoir qu’il existe des laits végétaux infantiles (ou maternisés) à ne pas confondre avec les simples laits végétaux ne convenant pas aux nourrissons absolument égaux sur le plan nutritionnel aux laits infantiles classiques à base de lait de vache.

 

Les laits infantiles végétaux conviennent-ils aussi bien aux bébés que les laits infantiles à base de lait de vache ?

Oui. Même s’ils sont formulés pour répondre aux besoins des bébés intolérants au lactose ou allergiques aux protéines du lait de vache, ils conviennent à tous les bébés et leur assurent une croissance absolument normale. L’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, reconnaît d’ailleurs les laits végétaux infantiles comme parfaitement adaptés aux bébés.

Au niveau des ingrédients, le lactose est juste remplacé par un autre sucre (maltodextrine ou sirop de glucose) et les protéines du lait de vache par des protéines d’origine végétale (riz ou soja) bien sûr complétées en acides aminés. Le reste des ingrédients est semblable : huiles contenant des acides gras essentiels, minéraux et vitamines (dont B12), afin que la composition se rapproche le plus possible de celle du lait maternel. Des laits certes artificiels, moins bons que le lait maternel (on ne peut reproduire les anticorps, le changement de goût selon les aliments ingérés par la mère et la composition qui varie au cours de la tétée), mais qui sont tout de même des alternatives fiables – couvrant les besoins nutritionnels des bébés tout en leur épargnant les dangers liés au lait de vache ou ceux des « laits » végétaux bricolés maison absolument déconseillés pour les nourrissons – et bien sûr éthiques, épargnant les vaches qui n’ont rien demandé.

Ces laits infantiles végétaux n'étant pas enrichis en EPA-DHA (comme c’est aussi le cas de nombreux laits infantiles classiques), il est recommandé de donner à votre bébé des suppléments d'omega 3 à longue chaîne car la conversion de l’ALA en EPA-DHA est limitée pendant la petite enfance.

 

Ces laits infantiles végétaux sont-ils vegans ?

Tous les laits infantiles, sauf Modilac riz d'après le service consommateur, contiennent de la vitamine D3 comme la réglementation semble l'exiger. Ils ne sont donc pas 100% vegans. Cependant il ne faut pas négliger le fait que la vitamine D3 est mieux assimilée que la D2 (vegane). Dans mon classement, je considère tout de même ces laits comme vegans, en comparaison de ceux contenant de l'huile de poisson ou du lactose.

 

Quelle est la différence entre lait 1er âge, 2e âge, « de suite », « de croissance » ?

Certains laits conviennent de la naissance à 36 mois, d'autres existent en version 1er et 2e âge, d'autres proposent en plus une version "croissance" à partir de 12 mois: pour avoir comparé les valeurs nutritionnelles de la plupart de ces produits, je peux vous assurer que la variation est infime entre ces différentes versions. En principe, le 1er âge doit être donné de 0 à 6 mois, le 2e âge (ou «de suite ») de 6 mois à 1 an et le « croissance » de 1 à 3 ans. Quand la marque ne propose pas de version « croissance », le 2e âge (à partir de 6 mois) peut servir de lait de croissance jusqu'à 2 ou 3 ans. Mais si votre lait n'existe qu'en version unique convenant de la naissance à 3 ans, c'est aussi simple!

 

Pourquoi donner du lait infantile (ou de croissance) jusqu’à 3 ans ?

Continuer à donner du lait infantile après un an, quand la diversification est bien mise en place, peut sembler superflu. Certes, une alimentation très équilibrée peut alors suffire à combler les besoins nutritionnels (sauf pour la B12 qu’il faut donner en plus aux petits vegans). Cependant, le lait de croissance (ou le 2e âge qui sert aussi de lait de croissance) permet d’apporter certains nutriments qu’il n’est pas toujours facile de trouver en quantité suffisante dans l’alimentation végétale à un âge où les enfants ne mangent pas toujours volontiers de tout, ou pas aussi équilibré qu’on le souhaiterait (repas végés non équilibrés à la crèche ou chez la nourrice par exemple). Si l’utilité du lait de croissance est discutée chez les petits omnivores, pour des petits végés ou vegans non allaités, l’apport complémentaire assuré par un lait infantile après un an est particulièrement intéressant pour couvrir entre autres les besoins en fer, en iode, en zinc et en acides gras essentiels. Les laits végétaux standards (soja, riz, amande…), s’ils sont enrichis, peuvent couvrir les besoins en calcium mais sont pauvres en autres nutriments. Donner un lait 2e âge ou de croissance jusqu’à 2 voire 3 ans est donc un très bon moyen d’éviter toute carence à un âge où les besoins en certains nutriments sont élevés, et aussi de se rassurer en tant que parent. La diététicienne Christelle Piatti, favorable au végétarisme/végétalisme, recommandait dans cet article de continuer à donner au moins 500 ml (deux biberons) de lait infantile par jour jusqu'à 18 mois, et au moins 300 ml (un grand biberon) jusqu'à 3 ans.

 

Et encore une fois, parce que le sujet prête vite à la polémique, loin de moi l’idée de faire la promotion des laits artificiels, mon but est juste de faire connaître les alternatives aux laits infantiles à base de lait de vache ! Inutile de relancer ici l'éternel débat allaitement-biberon, tout commentaire de ce genre ne sera pas publié.

J’ai déjà présenté individuellement plusieurs de ces laits, mais j’ai pensé qu’il serait toujours pratique de regrouper dans un seul et même article les principaux laits disponibles en France, classés par catégorie, afin que vous puissiez faire votre choix si besoin. Ma liste n'étant sans doute pas exhaustive, n'hésitez pas à me signaler l'existence d'autres préparations infantiles végétales.

Je commencerai donc par vous présenter les laits infantiles végétaux classiques (non bio, dispo en pharmacie), puis ceux à base végétale mais non vegans, ensuite le seul lait infantile végétal bio, et enfin les céréales bio à complément protéinique (quasiment équivalentes à des laits infantiles végétaux).

 

 

Laits infantiles végétaux (dits aussi "maternisés" ou "préparations pour nourrissons et de suite")

 

Modilac expert riz

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Lait infantile 100% végétal à base de protéines de riz hydrolysées. Son analyse nutritionnelle est strictement égale à celle d’un lait infantile standard. Existe en version premier âge (0-6 mois) et en version 2e âge (dès 6 mois) qui sert aussi de lait de croissance jusqu'à 3 ans. Disponible en pharmacie. J’en ai donné à mon aîné jusqu'à 2 ans et 9 mois, pendant un moment en alternance avec Prémiamande.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Modilac riz.

 

Novalac riz

Un autre lait infantile à base de protéines de riz, disponible en pharmacie. Version unique de 0 à 36 mois.

 

Modilac expert soja

L’équivalent de Modilac riz mais à base de protéines de soja. Disponible en pharmacie, en version 1er et 2e âge. Attention, le service consommateur Modilac m'avait annoncé son intention de cesser de le commercialiser. Vous pouvez cependant vous tourner vers Gallia soja de composition quasiment indentique.

Pour en finir avec les craintes infondées sur les supposés dangers du soja dans l'enfance, et en attendant de trouver enfin le temps de rédiger enfin un article sur le sujet, je vous renvoie à cet article. Vous pouvez aussi lire celui-ci et celui-là pour avoir un aperçu des bienfaits du soja à tout âge.

Et dès que l’excellente étude d’Herbé Berbille comparant lait infantile à base de soja/de lait de vache sera remise en ligne sur le site de l’Association Végétarienne de France, je ne manquerai pas d’ajouter ici le lien.

 

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Gallia soja

Un autre lait infantile à base de protéines de soja. Disponible en pharmacie. Il convient dès la naissance et sert aussi de lait 2e âge et de croissance.

Mon 2e bébé, habitué à son lait de soja infantile allemand, a bu Gallia soja pendant un mois lors de nos vacances en France, sans aucun souci.

Pour plus d'infos sur le soja dans l'enfance, voir les liens donnés ci-dessus dans le paragraphe consacré à Modilac expert soja.

 

Nutrilon soja

Un autre lait à base de protéines de soja que je viens de découvrir. Existe en version 1er âge, 2e âge et croissance. Semble plutôt disponible en Belgique (?), mais apparemment aussi en France sur ce site.

 

 

Laits infantiles à base végétale mais non vegans/non végétariens:

 

Rizlac (de Modilac)

Bien qu’il soit formulé à base de protéines de riz, ce lait qui s'achète en supermarché n'est PAS VEGAN car il contient du lactose (tiré du lait de vache) comme ingrédient principal. A ne pas confondre avec Modilac expert riz qui s’achète en pharmacie.

 

Picot riz 1er âge

Attention, bien qu'à base de protéines de riz et sans lactose, Picot riz 1er âge contient de l'huile de poisson (pour les omega 3) et n'est donc même PAS VEGETARIEN. En revanche, la version 2e âge, qui ne contient pas d'huile de poisson, est 100% végétale. Disponible en pharmacie.

A propos des omega 3, voir mon conseil en début d'article.

 

 

Lait infantile végétal et bio :

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Bébé Mandorle

Sans gluten, sans lait, sans lactose, sans soja et sans huile de palme (huile qui n'est cependant pas mauvaise pour les bébés), Bébé Mandorle est un lait bio formulé à base d'hydrolysat de protéines de riz et d'huiles d’amande, de colza et de coco. Un vrai lait infantile qui répond au cahier des charges des préparations pour nourrissons. On peut juste regretter qu'à la différence des laits infantiles ci-dessus, Bébé Mandorle ne soit pas enrichi en taurine, un dérivé d'acide aminé présent dans le lait maternel.

Existe en 1er et 2e âge. Une version "croissance" sortira en 2015.

Disponible sur le site de La Mandorle et en magasin bio.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Bébé Mandorle.

 

 

Céréales enrichies bio

(officiellement appelées « céréales à complément protéinique »)

 

A peu près équivalentes aux laits infantiles précédents au niveau nutritionnel (calories, vitamines, minéraux), ces poudres qui se préparent et se donnent de la même manière qu'un lait infantile contiennent en plus des céréales. Il est donc inutile d'y ajouter une cuillère de céréales comme on le fait parfois dans un biberon de lait infantile (voir mon article sur la bouillie). Ces "céréales à complément protéinique" peuvent remplacer un biberon de lait infantile 2e âge (le soir par exemple pour "caler" le bébé avant la nuit), ou être données à la place du lait infantile 2e âge pour les bébés n'étant pas rassasiés par leur simple lait. Pas de risque de carence avec ces préparations enrichies. A partir de 6 mois.

 

Prémiamande

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Bio et sans huile de palme, Prémiamande, à base d’amandes, de farine de riz, et d’huile de noix de coco facilement métabolisée et digérée par les bébés, apporte de nombreux minéraux et vitamines de façon naturelle, notamment grâce à l’amande et à la spiruline qui lui donne sa couleur verte. Cependant il n’est pas aussi enrichi qu’un lait infantile et c’est pourquoi je l’avais donné à mon aîné en alternance avec Modilac riz.

Il convient dès 6 mois et existe aussi en version « croissance ». Disponible en magasin bio.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Prémiamande.

 

Bébé Mandorle céréale à complément protéinique

La Mandorle proposera aussi dès la fin de l'année 2014 une préparation 100% végétale convenant dès 6 mois, à base de céréales sans gluten, de protéines de riz, d'huiles végétales, d'amande et de spiruline. Cette préparation, également bio et sans huile de palme, est plus enrichie que Prémiamande (on y trouve notamment de la taurine) et quasiment identique à un lait infantile au niveau des vitamines et minéraux et de l'apport énergétique (juste un peu plus riche en protéines).

Ce produit sera disponible sur le site de La Mandorle et en magasin bio.

 

 

Et en Allemagne :

Pour les parents vivant en Allemagne ou pour ceux qui auraient ponctuellement besoin de lait végétal infantile pendant un séjour en Allemagne :

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Humana SL

Après lui avoir donné Modilac riz 1er âge jusqu'à ses 4 mois, Humana SL est le lait que je donne à mon deuxième fils (il a été allaité jusqu'à un an mais a eu besoin de suppléments dès la naissance), et que je lui donnerai au moins jusqu'à ses 2 ans. Disponible dans les drogueries DM et Rossmann (mais pas dans toutes), il se présente sous la forme de deux sachets de 250g dans une boîte en carton. 9,45 euros les 500g. Convenant dès la naissance (il n’y a pas de premier ou deuxième âge), c’est un lait infantile à base d’isolat de protéines de soja, de composition très proche de celle de Gallia soja. Pendant nos vacances en France, j’ai d’ailleurs donné Gallia soja à mon bébé qui avait l’habitude de Humana SL et on n’a pas remarqué la moindre différence.

 



09 septembre 2014

Gâteau aux prunes (vegan, sans gluten)

Le fruit de saison, à dévorer cru, en compote, en tarte ou en gâteau, c'est bien la prune! Et parce que cette recette, que j'ai d'abord partagée juste sur Facebook, est si bonne que j'ai déjà dû la faire 5 fois en 2 semaines, pour les goûters, pour la crèche et pour un anniversaire, je suis absolument obligée de la partager avec vous sur le blog.

 

gâteau aux prunes

 

J'ai tout simplement adapté cette recette, trouvée sur Veganwiz, en optant pour des farines sans gluten, et fini par trouver le mélange de "farines" idéal. L'astuce: y ajouter un peu d'okara, ce qui reste quand on fait soi-même son lait végétal (précision: si je fais moi-même du lait d'amandes ou de noisettes, pour mes enfants j'achète aussi du lait infantile végétal / du lait de soja enrichi en calcium). Non seulement cela permet de récupérer au lieu de jeter, mais cela donne un moelleux particulier au gâteau. L'okara sert aussi de liant et remplace bien les oeufs en pâtisserie. Si vous n'avez pas d'okara, dans cette recette vous pouvez le remplacer par de la poudre d'amandes.

Autre astuce: remplacer une partie de la farine des recettes, sucrées ou salées, par une farine de légumineuses (pois chiches, lupin): riches notamment en protéines, en fer et en zinc, ces farines apportent un "plus" nutritionnel pour un goût quasi inchangé. Et c'est bien pratique quand on a des enfants qui n'aiment pas les lentilles, les pois chiches ou les haricots rouges. Comme vous le savez sans doute, on peut aussi faire des gâteaux et biscuits entièrement à base de farine de légumineuses.

 

gâteau aux prunes (2)

 

Ingrédients pour le gâteau aux prunes:

200 g de farine (ou 60g d’okara d'amandes ou de noisettes, 30 g de fécule et 110 g de farine(s) sans gluten: par exemple 50 de pois chiches et 60 de riz complet)
500 g (j'en mets plutôt 300) de prunes
1 banane mûre
70 g d'huile de tournesol
80 g de sirop d’agave (je mets du sucre complet)
lait végétal ou eau (environ 100 g)
1/2 sachet de levure

 

Préparation:


Dans un saladier, mélanger la farine (l'okara), l’huile, le sirop (ou sucre), la levure.
Ajouter le lait végétal pour obtenir un mélange bien dense et pas trop fluide. Ajouter la banane écrasée.
Huilez un moule (où couvrez-le avec du papier sulfurisé) et versez le mélange.
Coupez en deux les prunes et disposez-les sur la pâte, peau au dessous.
Enfournez pendant 30 minutes à 200°.

 

01 septembre 2014

Nos deux expériences de "la ferme", ou que peut-on dire et montrer aux enfants de l'exploitation animale

A Berlin, nous allons souvent nous promener au Domäne Dahlem, un grand domaine agricole bio où l'on voit des champs cultivés et quelques vaches, moutons et cochons dans de grands prés, bref une balade paisible et agréable. Mais fin juillet, en vacances dans le sud de l’Allemagne, nous avons eu l’occasion de visiter deux « fermes » (mot que j’emploie avec réticence, comme vous le savez depuis mon article sur le mythe de la ferme), ou plus exactement une exploitation laitière « bio » et un domaine recueillant les animaux maltraités. Deux visites qui nous ont laissé des impressions très différentes, et qui ont eu le mérite de nous confronter directement – bien qu’un peu brutalement – à des questions auxquelles, en tant que parents végés, nous devons un jour ou l’autre faire face : que peut-on vraiment dire ou montrer aux enfants ? Jusqu’où faut-il aller dans l’explication de la (dure) réalité ? Dans quelle mesure faut-il les préserver ? Comment leur parler de l’exploitation animale et des mauvais traitements que certains humains infligent aux animaux ?

 

L’exploitation laitière « bio », en Bavière

Solution de facilité pour occuper les enfants un après-midi, curiosité de voir de plus près une « ferme » d’aujourd’hui, envie – par souci de « normalité » peut-être, une fois n’est pas coutume – de participer à une activité normale pour familles normales proposée par l'office du tourisme ? Toujours est-il que nous nous retrouvons sur le chemin menant à cette ferme typiquement bavaroise, parmi quatre familles allemandes ravies d’emmener les enfants visiter une ferme collant au plus près à l’image idyllique qu’on s’en fait.

J’ignorais qu’il s’agissait uniquement d’une exploitation laitière, ce qui m’aurait sans doute dissuadée d’emblée.

Quand la fermière, une gentille dame en costume traditionnel bavarois et à l’accent très marqué, nous a accueillis devant sa grande maison en bois fleurie et nous a montré les vaches au pré, j’ai commencé à ressentir un léger malaise face à ce folklore et cette image idyllique qui manifestement enchantait (ou rassurait) déjà les parents.

Il s’agissait d’une petite exploitation bio d’une dizaine de vaches qui, en effet, broutaient tranquillement dans la prairie.

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Après avoir admiré les tracteurs, les beaux bâtiments en bois et le matériel agricole rutilant, nous sommes entrés dans l’étable, où se trouvaient deux jeunes femelles de 6 semaines enfermées dans un box à côté des machines à traire. « Maman, pourquoi ils sont dans une cage les bébés veaux ? » « Elles sont où leurs mamans ? » « Maman, pourquoi ils ont des étiquettes aux oreilles ? » Pourquoi mon fils (4 ans) a-t-il été le seul à poser spontanément ces questions de bon sens ? Pourquoi les autres étaient-ils occupés uniquement à toucher ces pauvres bêtes se plaquant le plus loin possible au fond de leur box, sans remarquer leur terreur ? Etaient-ils déjà à ce point endoctrinés, encouragés à trouver cela normal ?

 

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Partagée entre le souhait de voir mes enfants se réjouir du contact avec des bébés animaux et la tristesse de la situation, j’ai assisté à une conversation intéressante entre la fermière et une mère de famille qui avait visiblement des tas de questions et semblait chercher à se rassurer. Ainsi la fermière a-t-elle expliqué qu’elle plaçait les très jeunes veaux par deux plutôt que seuls dans un box parce qu’ils étaient mieux ainsi ; qu’on les laisse 5 jours avec leur mère (« avant le lait n’est pas bon pour les humains et ainsi les bébés ont le temps de profiter de leurs mères ») ; et qu’après la séparation, au bout d’un moment les vaches ne sont plus en colère et comprennent que c’est leur « devoir ». Et la mère de répondre avec un grand sourire : « natürlich ! » (Quoi de moins naturel pourtant ??)

J’ai été surprise d’entendre la fermière parler sans détour de la douloureuse séparation vache-veau, même tout dans son discours montrait que d’une part elle tenait cela pour nécessaire et inévitable, et que d’autre part ses mesures pour adoucir la séparation rendaient la chose tout à fait acceptable. Discours qui a visiblement suffi à rassurer aussi la mère de famille.

 

Un peu plus tard, dans un bâtiment plus moderne en contrebas (hangar couvert), nous avons vu d’autres veaux, un peu plus âgés, en stabulation libre.

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Pourquoi l'un de ces bébés a-t-il le droit de vivre choyé et entouré par sa famille alors que les autres sont enfermés et privés de leur mère?

 

Quand on a fait rentrer les vaches à l’étable pour la traite, certaines avec des mamelles si gonflées qu'elles coulaient toutes seules, mon fils est littéralement resté hypnotisé par la machine à traire (j’ai dû lui expliquer que c’était comme le tire-lait mais que le lait est ensuite consommé par les humains). Et avant de quitter la ferme, il a voulu revenir voir la machine ainsi que les veaux enfermés dans leur box.

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Après un détour par la grange remplie de foin bio et odorant, la visite s’est conclue – n'aurais-je pas dû m'en douter? – par une dégustation de « produits laitiers ». La vue de ces familles avides de dévorer le plus possible de fromage, de beurre, de Buttermilch, de lait et de yaourts, après avoir pourtant vu de leurs propres yeux des bébés séparés de leurs mères, a achevé de me remplir de tristesse et d’incompréhension.

Et pourtant, il ne s’agissait que d’une petite exploitation bio où les vaches, si l’on exclut le moment de la séparation d’avec leurs veaux et le voyage final vers l’abattoir, ont des conditions de vie correctes et même « privilégiées » par comparaison avec la majorité des exploitations laitières. Elles passent leurs journées au pré, se régalent de foin qui sent bon et n'ont pas les cornes coupées.

 

Bilan de la visite : Si j’ai trouvé intéressant de voir une exploitation bio de mes propres yeux, l’impression dominante fut un sentiment de tristesse, une gêne vis-à-vis de la fermière qui était manifestement une brave dame soucieuse du bien-être de ses animaux, un sentiment de décalage profond avec les autres visiteurs. Cette visite fut un grand moment de solitude d’autant que j’ai préféré ne pas prendre la parole : qu’aurais-je pu dire ? Surtout en allemand où je suis moins habile qu’en français et n’aurais pas pu m’exprimer avec nuance. Par ailleurs, j'ai éprouvé une certaine difficulté à répondre aux questions de mon fils suscitées par ce qu’on a vu : mentir étant exclu, il est si difficile d’expliquer la réalité sans lui faire ressentir les mêmes émotions pénibles, sans tomber dans le manichéisme, et sans se sentir coupable aussi de ne pas rester à la surface naïve des choses comme les autres parents… (un dilemme déjà évoqué ici). Il m’a semblé partagé entre la joie de voir des animaux et l’incompréhension vis-à-vis de la cruauté inhérente au fait séparer des bébés et leurs mères pour prendre leur lait. Tout en me disant que c’était après tout l’occasion de lui faire comprendre concrètement pourquoi on ne consomme pas de lait de vache (ce qui lui parait tout à fait logique, surtout qu'il existe des laits végétaux), j’ai regretté de lui avoir fait subir cette visite.

Heureusement, une autre visite a servi de contrepoint positif trois jours plus tard.

 

Le refuge pour animaux maltraités, en Autriche

Trois jours plus tard nous attendait une visite bien différente : Gut Aiderbichl, un « paradis pour animaux » en Autriche. Il en existe 25 autres en Allemagne, en Suisse et même en France (ici la page en anglais). Si le domaine ressemble visuellement à une ferme, aucun animal n’est utilisé ou exploité, tous – qu’ils soient « domestiques » ou sauvages – ont été sauvés, et la plupart évoluent en liberté.

Tout d’abord, nous avons été impressionnés par le parking bien rempli pour un jour de semaine : apparemment, c’est un lieu qui attire du monde ! En marchant dans le magnifique domaine situé au cœur de collines verdoyantes, nous avons pu nous émerveiller devant des chevaux, des vaches, des lapins, des poules, des chats, des chiens, des putois, des renards, des cochons, des chèvres, des moutons, des cerfs, des paons, des ânes, des oies, des sangliers, plus de 1000 animaux au total.

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Un véritable havre de paix pour ces animaux qui reviennent souvent de très loin – des panneaux avec photos les montrent parfois dans les dures conditions de vie qui ont été les leurs et racontent leur histoire –, un "paradis" où tous ont leur place, même les animaux handicapés tels que la chèvre au cou tordu ou le taureau aux pattes trop courtes. C’était à la fois réjouissant et amusant de croiser des cochons en promenade, de voir les ânes s’invitant à la table du restaurant ou les chats s’étalant confortablement sur les canapés de leur propre salon.

 

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 A gauche, les appartements privés des chats.

A droite, les lapins, pour la plupart rescapés de l’horreur des laboratoires, disposent d’un grand nid douillet avec accès à un terrain extérieur.

 

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Cochons en balade dans le domaine, cochons étalés dans leur "palace".

 

Nous avons mangé à la terrasse du restaurant proposant uniquement des plats sans viande, dont plusieurs vegans : pour nous, ce fut frites, salade et Schnitzel, une escalopes de protéines de soja texturées panée. J’ai cependant trouvé dommage que le restaurant ne soit pas 100% vegan car le lait n’est pas moins cruel que la viande, et le projet gagnerait ainsi en cohérence.

Mon fils, qui réfléchit beaucoup, n’a pas manqué de nous demander pourquoi les animaux étaient ici et comment on avait attrapé les animaux sauvages, et il a bien fallu lui expliquer que c’était parce que des gens voulaient les tuer ou leur faire du mal (ce qui est difficile à comprendre pour lui). Mais il a compris que dans cette ferme, les animaux étaient tranquilles, à l’abri des dangers, protégés par des gens qui veillaient sur eux.

 

Bilan de la visite : En espérant qu’elle n’ait pas donné à mon fils une vision trop manichéiste des choses (méchante/gentille ferme), cette visite a servi de contrepoint positif à la première qui nous avait laissé à tous une certaine sensation de malaise. Quel bonheur de voir des humains capables d’être bons envers les animaux ! Il était reposant et si agréable de pouvoir montrer des animaux à mes enfants sans avoir la mauvaise conscience que donne un zoo ou tout autre lieu qui les exploite. Mes enfants ont eu l’air d’apprécier cette sortie pleine de découvertes et de rires. Quant à moi, j’ai été plusieurs fois au bord des larmes en lisant d’où reviennent les animaux, ce qu’ils ont subi et ce que les gens du domaine ont fait pour eux, bref une visite riche en émotions qui donne une bouffée d’optimisme salutaire !

 

Et vous, qu'en pensez-vous? Comment expliquer la réalité de l'exploitation animale aux enfants? Un livre comme Ne nous mangez pas! suffit-il? Ou au-delà de ce qu'on leur raconte, est-il nécessaire de leur montrer de vraies images ou de les emmener voir une "ferme"? Y a-t-il un âge plus adapté pour cela? Votre avis me serait très utile!

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12 août 2014

Glace crémeuse à la framboise (sans sorbetière)

L'été n'est pas fini alors on continue avec les délices glacés! Après les bâtonnets glacés coco-ananas, je vous propose cette semaine une glace à la framboise, crémeuse et fruitée à souhait, et prête en 2 minutes sans sorbetière. A condition d'avoir tous les ingrédients, on peut donc l'improviser à tout moment puisqu'elle ne demande pas de temps de congélation.

Plus qu'une simple glace à l'eau, cette crème glacée à la framboise surpasse en gourmandise tous les sorbets du commerce, tout en étant beaucoup moins sucrée. Et pour tester par vous-mêmes, tout de suite, la recette!

 

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Ingrédients pour 4 bonnes portions:

300 g de framboises surgelées

4 càs de crème végétale (soja, riz, avoine...)

2 càs de confiture (ici cerise bio au sucre de canne complet)

100 ml d'eau (ou juste assez pour pouvoir mixer et obtenir la bonne texture)

 

Dans un blender, déposer les framboises, la crème, la confiture et seulement 50 ml d'eau. Mixez en poussant si besoin les framboises vers le fond à l'aide du bâton mélangeur. Ajouter progressivement l'eau afin d'obtenir une crème onctueuse mais encore assez solide pour pouvoir servir des boules. Déguster sans attendre.

 

Très crémeuse, contrairement aux bâtonnets glacés, et riche en fruits, elle convient très bien aux plus petits. La preuve en image!

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05 août 2014

Bâtonnets glacés coco-ananas (sans sorbetière)

Rien de meilleur qu'une bonne glace pour se rafraîchir après la sortie au parc ou à l'aire de jeux en plein été! Hélas nos petits vegans sont bien souvent limités à la boule framboise ou citron, quand on a la chance qu'elles soient sans lait de vache. Afin de changer des simples sorbets, je vous propose aujourd'hui une recette toute simple de bâtonnets glacés à base de lait de coco, trouvée sur un blog allemand.

 

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Pour cela, par besoin de sorbetière, il vous faut juste de petits moules pour glaces avec bâtonnets comme sur la photo (on en trouve chez Ikea), et un blender ou un mixeur à pied.

 

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Ingrédients pour 6 bâtonnets glacés:

230 g d'ananas frais

400 g de lait de coco

Sirop d'agave selon vos goûts (j'ai dû en mettre 2 ou 3 càc, j'aurais pu en mettre plus)

 

Coupez l'ananas en petits morceaux et mixez ensemble tous les ingrédients. Remplir les moules à glace et mettre au congélateur pour au moins 5 heures.

Pour les déguster, pensez à sortir les glaces un peu à l'avance car elles sont assez denses et peuvent donc être un peu dures à croquer. Passez sous l'eau chaude pour démouler.

 

N'hésitez pas à partager ici vos recettes de glaces veganes, avec ou sans sorbetière!

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21 juillet 2014

Boîtes à goûter de l'été

Après les smoothies d'été, revoici une petite série de boîtes à goûter (vegan).

Vous y retrouverez les fruits secs, les noix (de cajou puique ce sont les seules que mon grand aime croquer, mais le petit frère ne peut pas encore en manger), les biscuits et gâteaux faits maison ou non, et bien sûr les fruits rouges de saison. Cependant je n'emporte pas toujours de fruits frais et privilégie fruits secs et compotes, plus pratiques à manger que des fruits juteux comme les pêches, qu'on garde plutôt pour les desserts à la maison. La boîte à goûter est toujours accompagnée d'un grand biberon de lait végétal enrichi en calcium.

 

 

barre fruits mangue séchée figue banane pain des fleurs

Boîte fruits secs: barres aux fruits (du commerce), mangue séchée, figue séchée, banane, Pain des fleurs à la châtaigne

 

boîte exotique

Boîte exotique: pastèque, noix de cajou, mangue séchée, pétales de quinoa soufflé

 

chou rave keimling classic

Boîte fraise-choco: mélange de fruits secs et noix Keimling, chou rave, biscuits au chocolat (du commerce), fraises

 

fraise sésame energy balls

Boîte fraise-coco-choco: fraises, croquants au sésame et à la noix de coco (du commerce), energy balls, biscuits chocolat

 

gâteau banane fraises abricots concombre carotte

Boîte arc en ciel: gâteau à la banane, fraises, abricots, concombre, carotte

 

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Boîte rose et blanche: framboises, noix de cajou, biscuits Hipp (sans sucre), pomme séchée

 

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Boîte pressée: ananas séché, dattes, noix de cajou, biscuits fourrés à l'orange (Pural), compotes à boire (dans cette gourde à compotes lavable)

 

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Goûter tout simple: groseilles, Laugenbrötchen (pain en pâte à bretzel) fourré avec une tartinade de lentilles et curry (du commerce)

 

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