Gâteau d'anniversaire avion (vegan)
Après un gâteau d'anniversaire train pour ses 2 ans, mon fils a eu le plaisir pour ses 3 ans de contempler et de dévorer un gâteau avion, qui a encore fait son petit effet auprès des copains et des parents.
A partir de la même recette que l'année dernière, le gâteau vanille, j'ai réalisé un cake que j'ai taillé aux deux bouts puis nappé de chocolat au lait vegan (Vantastic Foods), que j'avais fait fondre avec de la margarine, environ 3 quarts de chocolat pour un quart de margarine.
Pour les ailes et l'empennage (merci aux nombreux livres sur les avions de mon fils grâce auxquels je suis calée en vocabulaire technique^^), j'ai découpé délicatement des crackers rectangulaires (riz-quinoa, de la marque Lima). Je trouve que plus les galettes de riz sont fines et denses, mieux elles se prêtent au découpage sans casser.
Le nappage ayant refroidi 5 minutes, j'ai incisé au couteau les endroits où insérer les crackers, je les ai glissés dedans, puis j'ai collé les hublots, des mini sablés vanille citron de la marque Rice Mice, mais on peut aussi les faire soi-même. J'aurais bien utilisé les mêmes smarties vegans que l'année dernière pour une touche de couleur mais ils n'existent plus...
Après ce joli avion, je me demande déjà ce que mon fils va me commander l'année prochaine: fusée? Bateau?
Nuggets de tofu et patate douce
Comme vous le savez, ce n'est pas parce qu'on est végé qu'on est obligé de priver nos enfants des aliments qu'ils adorent à cet âge-là: après les burgers végés, les steaks hachés et les poissons panés (tout végétalien), voici les nuggets de tofu et patate douce, une recette de Lili's Kitchen, inspirée des nuggets de tofu aux légumes de Marie Laforêt sur son blog 100% végétal.
Ces nuggets ne sont pas seulement délicieux et ressemblants, mais ils permettent de faire manger discrètement des légumes aux enfants (ici de la patate douce comme dans les muffins d'Absofruitly, mais on peut aussi opter pour des légumes moins aimés) et du tofu. Donc une recette complète, riche en protéines, en fibres et en vitamines.

Les nuggets accompagnés de leur sauce, d'une salade aux graines de courge, et de pâtes aux poireaux et champignons grillés.
Pour 12 nuggets (2 personnes) :
Pour les nuggets :
- 150 g de purée de patate douce maison (cuire une patate douce à l’eau avec la peau, 40 à 60 minutes, selon la taille de la patate douce. Laisser refroidir, retirer la peau (elle s’enlève toute seule) et écraser la patate douce à la fourchette de sorte à obtenir une purée.)
- 125 g de tofu ferme nature ou aux herbes
- 3 c. à soupe de fécule de maïs ou d’arrow-root
- 3 c. à soupe d’eau
- 2 c. à soupe de farine de soja (en magasin bio) (comme je n'en avais pas, j'ai utilisé moitié farine de riz, moitié farine de tapioca)
- 2 c. à café de graines de chia (en magasin bio) (idem, remplacées par des graines de lin moulues)
- 1 c. à café de levure maltée ou levure de bière
- 1 c. à café de cumin ou de curry
- 1 pincée de sel
- Chapelure (j'ai écrasé des biscottes)
- Huile végétale de cuisson (tournesol, pépins de raisin…)
Pour la sauce :
- 1 yaourt soja nature
- 1 c. à soupe d’huile d’olive
- 1 c. à café de moutarde
- 1 pincée de sel
- Mélange 5 baies (ou poivre)
Émietter le tofu dans un saladier et bien mélanger à la fourchette avec la purée de patate douce, la farine de soja, les graines de chia, la levure maltée ou la levure de bière, le cumin ou le curry et la pincée de sel.
Laisser reposer 15 minutes.
Pendant ce temps, verser la fécule de maïs ou l’arrow-root dans un bol avec l’eau et bien mélanger. Verser la chapelure dans une petite assiette.
Préparer la sauce : verser le yaourt soja nature dans un bol avec l’huile d’olive, la moutarde, le sel et le mélange 5 baies (ou poivre). Bien mélanger à la fourchette.
Prélever un peu de pâte au tofu et à la patate douce et la rouler dans la paume d’une de vos mains. La passer dans le mélange fécule/eau puis dans la chapelure. La déposer sur une assiette. Procéder ainsi jusqu’à épuisement de la pâte.
Verser un peu d’huile dans une poêle et faire rissoler vos nuggets quelques minutes de chaque côté.
Déposer les nuggets sur du papier essuie-tout avant de déguster avec une salade verte par exemple, accompagné de la sauce au yaourt et à la moutarde.
Suggestions:
- Afin de gagner du temps, j'ai doublé les quantités pour faire des nuggets pour 2 repas.
- Si la sauce moutarde ne plait pas aux enfants, on peut simplement faire une sauce à base de yaourt auquel on ajoute une cuillère de purée d'amande (à la place de l'huile) et éventuellement une goutte de sauce soja ou d'extrait de levure.
- Cette recette se réalise avec toutes les purées de légumes et les aromates/épices!
- Une cuisson au four est possible. Pour cela, déposer les nuggets sur une plaque recouverte de papier cuisson et les mouiller d’un peu d’huile. Cuire 15 minutes à 180° (th.6), puis retourner les nuggets, mouiller d’un peu d’huile à nouveau et cuire 15 minutes supplémentaires.
Présentation du livre Petit végétarien gourmand
Comme je vous l’avais annoncé dans un précédent article, le 14 février est paru Petit végétarien gourmand, Recettes et conseils nutrition de 0 à 6 ans, un livre de Marie Laforêt, photographe et auteure du blog 100% végétal , et de Ludovic Ringot, diététicien. Imprimé sur papier recyclé, il coûte 13,50 € pour 112 pages.
Très bien conçu, ce petit livre mêle recettes « gourmandes, ludiques et simples » et conseils nutrition. Il ne donne volontairement pas de menu préétabli « car chaque famille doit pouvoir composer ses repas selon ses goûts et de ses envies ». Les parents qui recherchent un exemple de diversification alimentaire végétalienne peuvent donc consulter le mien ici.
Les points forts : une soixantaine de recettes (toutes végétaliennes) simples à réaliser mais variées et appétissantes, qui font la part belle aux fruits et légumes ; des photos attrayantes des plats terminés mais aussi en cours de réalisation, ce qui donne bien l’impression que les recettes sont faisables ; une belle mise en page ; de petits encadrés au fil des pages, qui apportent des informations sur un aliment ou des suggestions pour servir le plat proposé ; une page « à retenir » en début de chapitre, qui explique les aliments qu’on peut introduire selon l’âge du bébé, et « quelques conseils » et astuces en fin de chapitre (faire aimer les légumes, varier les textures et la présentation…).
Le livre se divise en 4 parties :
1. Quelques bases
Les nutriments importants avec les aliments où les trouver ; les idées reçues ; le point sur le lait…
2. Les recettes de 6 à 12 mois
Purées de légumes, de fruits, aux céréales, premiers morceaux… On appréciera les recettes adaptables selon les saisons. Coup de cœur pour le gratin potimarron-butternut !
3. Les recettes de 1 à 3 ans
Introduction des légumineuses, risottos, galettes, « finger food » astucieux comme les cubes de légumes à l’agar-agar, petits déjeuners originaux (porridge, pancakes, milkshake), desserts gourmands comme le crumble poire-coco et même un peu de cru.
4. Les recettes pour les plus grands
Des idées de petit déjeuner avec une appétissante pâte à tartiner, des variations autour du tofu, des recettes pratiques et saines pour les pique-niques (dont un tentant « croque-saucisse à la provençale » !), des briochettes et des tartelettes aux fruits de saison… On appréciera particulièrement la rubrique « j’invite les copains » qui permet de préparer des wraps, des burgers ou des pizzas végétales pour épater les copains non végés, et « je cuisine comme un chef » qui propose 3 recettes idéales pour initier nos enfants à la cuisine.

Pour résumer: un livre de cuisine pratique, joli, coloré, des recettes appétissantes, simples et rapides à réaliser (ce qui est un critère important pour moi), et tout plein de bons conseils nutrition qu’on avait du mal à trouver ailleurs, bref le livre qu’on attendait, merci Marie Laforêt !
Je compte bien m’en servir dès cet été pour la diversification de mini vegan, qui à 2 mois fait déjà ses 6 kilos et ses premiers sourires^^.
Vitamine B12: quelles quantités, quels compléments pour petits et grands?
Une question revient souvent chez les parents d'enfants végétariens et végétaliens, et nous est fréquemment posée par les autres dès le début d'une conversation sur notre alimentation. Celle de la vitamine B12.
La vitamine B12, également appelée cobalamine, est essentielle au fonctionnement normal du cerveau, du système nerveux et à la formation du sang. Une carence peut donc vite devenir grave. Parce qu'on ne la trouve pas de manière suffisante dans les aliments végétaux, elle est souvent pointée du doigt comme la preuve qu'une alimentation végétalienne nécessite des suppléments et n'est donc pas équilibrée. Si ce reproche vous est lancé, je vous invite à (re)lire et diffuser cet excellent article de David Olivier, "Les animaux-emballages", ou comment les 35 tonnes de vitamine B12 produites chaque année dans le monde sont absorbées par... les animaux destinés à la consommation des omnivores. Mieux vaut donc se supplémenter directement!
Il existe plusieurs types de B12, notamment cyanocobalamine et méthylcobalamine. C'est souvent la première forme que l'on trouve dans les compléments. La B12 des compléments est généralement produite à partir de cultures de bactéries.
Quels sont les besoins de chacun en vitamine B12 ?
Vous trouverez un tableau des besoins sur le site de Veganhealth. Les doses très différentes selon le nombre de prises par jour ou par semaine s'expliquent par le fait que plus on en prend souvent, plus on peut se contenter de petites doses. Ainsi, le tableau montre qu'un bébé de 6 à 11 mois aura besoin de 0,4 à 1 microgramme par prise s'il en reçoit deux fois par jour, de 5 à 20 s'il en reçoit une fois par jour, ou de 200 s'il en reçoit deux doses par semaine.
Certains aliments sont enrichis (yaourts, laits, céréales...) mais il est plus prudent, pour les enfants comme pour les adultes végétaliens, de s'assurer d'une source suffisante de B12 sous forme de complément alimentaire, d'autant qu'il n'y a pas de risque de surdose. Les végétariens consommant des quantités modérées de lait et oeufs ont aussi intérêt à prendre régulièrement de la B12. Les femmes enceintes et les mères allaitant leur bébé doivent quant à elles se supplémenter quotidiennement.
Les tests fiables pour déceler une carence sont ceux de l'acide méthylmalonique ou de l'holotranscobalamine.
Quels compléments trouve-t-on et à partir de quand supplémenter les bébés?

Il semble nécessaire de supplémenter les bébés dès qu'ils commencent à manger en quantité significative et que la proportion de lait (maternel ou infantile) diminue sensiblement dans leur alimentation.
- En France, on peut acheter les gouttes de B12 en ampoules Delagrange ou Gerda (en pharmacie sans ordonnance). Une ampoule contient 1000 microgrammes. Même s'il n'y a pas de risque de surdose, l'ampoule n'est pas très pratique car on ne peut doser précisément la quantité. Une astuce consiste à diluer le contenu de l'ampoule par exemple dans 100 ml d'eau, dans un petit flacon refermable. A l'aide d'une seringue (à acheter en pharmacie), vous pouvez ensuite prélever la dose souhaitée, sachant que vous aurez 10 microgrammes par millilitre d'eau. Donner à votre bébé la quantité souhaitée directement à la seringue dans sa bouche, ou à la cuillère pour les plus grands. A conserver au frigo, je dirais jusqu'à une dizaine de jours, et bien agiter avant utilisation.
- Autre solution, si vous passez par l'Allemagne ou pouvez vous en faire envoyer, je vous conseille le flacon de B12 (B12 Tropfen von Ankermann) qui s'achète en pharmacie pour 15 euros. Une goutte contient précisément 2,5 microgrammes de B12, la quantité est donc facile à doser (une goutte 2 fois par jour suffisent pour un enfant). Vous pouvez le trouver ou le commander en pharmacie en donnant son numéro de référence PZN: 4972036.
- A partir de 2 ans, l'enfant peut croquer chaque jour un demi comprimé de Veg1 (à commander par exemple chez Un monde vegan). Pratique, mais aussi plus complet car en plus des 10 microgrammes de B12 il contient d'autres vitamines et de l'iode (importante!).
- Enfin, les laboratoires SANTE ont récemment mis sur le marché un dentifrice certifié vegan et enrichi en B12. Celui-ci permet une absorption de la vitamine directement par la muqueuse, sans passer par l'estomac, ce qui est avantageux pour les personnes n'assimilant pas la B12 par voie digestive. Une étude sur 127 personnes pendant 5 semaines a montré que l'utilisation de ce dentifrice 2 fois par jour doublait le taux de B12 des personnes carencées.
Mon avis: contrairement à certains autres dentifrices Bio, il nettoie réellement bien les dents et son goût mentholé est très agréable. Mon grand de presque 3 ans l'utilise de temps en temps à la place du dentifrice Logona pour enfants sans fluor. D'après le fabricant, une utilisation biquotidienne pourrait suffire à assurer l'apport en B12. S'il me permet d'être tranquille les jours où j'oublie les compléments, je préfère cependant m'assurer en plus d'une supplémentation par gouttes ou comprimés. Dans la famille, on prend donc en plus du dentifrice (une fois par jour) les gouttes d'Ankermann ou de la Veg1, en alternance.
Chocolats vegans pour Pâques
Voici les chocolats que mon grand a reçus ce matin, apportés par le Osterhase (lapin de Pâques, car ce ne sont pas les cloches en Allemagne).
Oeuf en chocolat au lait vegan et bio, "sucette" lapin au chocolat noir bio, et lapin Lindt noir. N'ayant pas été habitué au chocolat sucré, mon fils adore le chocolat noir. Malheureusement seul l'oeuf Moo free est fait en chocolat équitable, il est d'ailleurs absolument délicieux (comme le calendrier de l'Avent de la même marque). Mais au moins on a évité les Kinder et mon grand a eu la joie de chercher ses premiers chocolats de Pâques, dans la maison car dehors il neige encore!
Il a aussi eu un poussin qui sort d'un oeuf en peluche. L'occasion de réexpliquer pourquoi on ne mange pas les oeufs.
Joyeuses Pâques!
Gâteau orange amande à la farine de pois chiche
Si chez vous aussi, faire manger des pois chiches aux enfants, même sous forme de galettes, relève de l'impossible, pourquoi ne pas les mettre dans une recette sucrée? Je vous présente aujourd'hui le gâteau orange amande à la farine de pois chiche, une recette tirée de l'ingénieux petit livre Pois chiche de Melle Pigut aux éditions La Plage, un livre à tout petit prix que je vous recommande.
Sans gluten, sans soja, sans levure, mais riche en pois chiches, ce gâteau apporte aux petits et grands les bienfaits de cette légumineuse, sans que son goût soit trop prononcé, et des amandes: 5 g de protéines par portion (pour 10 parts), du fer et du calcium. Le mélange orange-amande est particulièrement réussi. Un gâteau si original et si moelleux qu'il est devenu rien moins que mon gâteau préféré! Mon grand l'adore aussi et il faut le limiter pour ne pas qu'il mange 3 parts.
Voici donc la recette de Melle Pigut avec mes légères modifications pour un gâteau adapté aux enfants, soit un peu moins sucré et moins gras que la version originale, mais tout aussi bon!
Ingrédients
200 g de farine de pois chiche
120 g de sucre complet (90 pour moi)
1 c à c de bicarbonate
50 g de purée d’amandes blanche (= 3 c à s)
120 ml d’huile d’olive (90 pour moi : 50 ml d’huile de soja, 40 ml d’olive)
Le zeste d’une orange
60 ml de lait d’amande (100 pour moi)
100 ml de jus d’orange
25 g d’amandes effilées
Préparation
Mélanger les ingrédients secs, ajouter les humides (en commençant par la purée d’amandes). Verser la pâte dans un moule à cake, et décorer avec les amandes effilées.
Faire cuire à four préchauffé à 150°, pendant 30 à 40 minutes (plutôt 40-45 pour moi). Piquer avec un couteau pour vérifier la cuisson, le gâteau est parfait lorsque le couteau ressort encore à peine collant.
Le point sur les laits végétaux pour les nourrissons (et sur la grossesse végétalienne) par l'Anses!
L'Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, publie aujourd'hui un avis dans lequel elle met en garde contre les boissons végétales pour les nourrissons de moins d'un an et, ce faisant, reconnaît indirectement le végétalisme comme une alimentation qui existe et qui n'est pas mauvaise en soi.
Dans son article intitulé "L’Anses pointe les risques liés à l’alimentation des nourrissons avec des boissons autres que le lait maternel et substituts", l'Agence rappelle que les boissons végétales ou jus végétaux ("lait" de riz, de soja etc) ne conviennent pas à l'alimentation des nourrissons mais que "le lait maternel est l’aliment de référence adapté aux besoins du nourrisson, et qu’hors allaitement, seules les préparations pour nourrissons et préparations de suite (lait premier âge et deuxième âge), qu’elles soient formulées à partir de protéines animales ou végétales, permettent de couvrir les besoins du nourrisson " (la seule préparation 100% végétale pour nourrissons à ma connaissance étant Modilac riz qui bien qu'à base de riz, n'est pas un jus végétal mais un vrai lait infantile donc convenant aux bébés). L'Anses "oublie" juste de rappeler que le lait de vache standard n'est pas non plus adapté aux nourrissons...
Chose remarquable, l'Anses conclut, au sujet des femmes enceintes, qu'"une attention toute particulière doit être accordée aux femmes ayant une alimentation de type végétalien ou végane (ne consommant aucun produit d’origine animale), qui doivent recevoir une complémentation en vitamine B12 pendant la période de la grossesse et de l’allaitement."
Même si l'avis part d'un constat de carences chez de jeunes enfants mal nourris (on ne dit d'ailleurs pas s'ils sont végétaliens), il reconnaît timidement l'existence et la légitimité de l'alimentation végétale pendant la grossesse et chez les bébés. Il permet aussi aux (futurs) parents de faire leur choix en toute sécurité. Espérons que cette attitude, plus responsable que celle qui consistait jusque-là à ignorer ou critiquer les parents vegans, les laissant se débrouiller seuls, se diffusera chez les médecins et pédiatres...
Décidément on progresse, ces temps-ci!
Mon expérience de la grossesse et de la maison de naissance en Allemagne
Même si on s’éloigne un petit peu du végétarisme (encore que, on y revient çà et là, vous verrez), voici aujourd’hui mon témoignage sur la grossesse et la naissance telles que je les ai vécues en Allemagne. J’imagine que cela pourra intéresser nombre de mamans, mais aussi de papas, tournés vers le maternage et la naissance physiologique. Désolée pour les autres qu’un aussi long article ennuiera peut-être !
J’ai été particulièrement heureuse d’avoir la chance de vivre cette deuxième grossesse en Allemagne, où comme vous allez le voir, j’ai pu bénéficier de nombreux avantages par rapport à ma première grossesse en France.
Ma première grossesse en France
Pour résumer, ma première grossesse s’est globalement passée sans problème, même si j'ai manqué de conseils sur l'alimentation végétarienne pendant la grossesse. Mon fils aîné est donc né en France, dans une grande maternité. Ce fut une naissance déclenchée 9 jours après le terme, avec ce qu’un déclenchement peut avoir d’inconvénients : des contractions immédiatement violentes et rapprochées (1 minute de contraction pour 1 minute de repos), une douleur très forte que je n’étais pas du tout préparée à gérer, la solitude en salle de travail jusqu’à ce que la sage-femme nous expédie d’urgence en salle de naissance, pas eu le temps pour la péridurale même si je hurlais de douleur, la poussée couchée sur le dos en respiration bloquée, la gynéco qui passe juste pour dire « poussez plus fort » (« pourquoi, il va mal ?? »), une épisiotomie de routine recousue pendant 45 minutes (!) d’abord sans anesthésie car la piqûre n’a pas fonctionné puis au gaz anesthésiant tellement je n’en pouvais plus. Le tout s’est déroulé heureusement très rapidement (3h30 entre la première contraction et la naissance). Mais j’ai trop souffert et surtout subi pour avoir vraiment pu accueillir immédiatement mon fils, qui est resté sous la lampe chauffante pendant tout le temps où on me recousait. Puis un séjour de 6 jours à la maternité où on m’a servi des plateaux « végétariens » carencés, et où mon fils s’est déshydraté par manque de lait avant qu’on lui donne des compléments. Faute de soutien et d’informations adaptées à mon cas, j’ai abandonné l’allaitement au bout d’une semaine.
Malgré tout, croyez-moi si vous le pouvez, sa naissance et le séjour à l’hôpital m’ont laissé un assez bon souvenir, parce que c’était la rencontre avec mon premier bébé et aussi parce que je ne savais pas quelles autres possibilités il existait pour mieux vivre une naissance. Ce petit résumé pour vous montrer la différence avec ce qui va suivre.
La grossesse en Allemagne
D’après ce que j’ai pu voir, le suivi de la grossesse en Allemagne est assez semblable à celui que j’avais eu en France. On peut se faire suivre par un(e) gynécologue et/ou une sage-femme de son choix, qui pratiquent un contrôle d’urine et de tension mensuel, puis toutes les 2 semaines à la fin ainsi qu’un monitoring. Il y a comme en France 3 échographies remboursées, à des dates légèrement différentes. En revanche, les autres examens, comme la mesure de la clarté nucale pour la trisomie, le test du diabète et la recherche de streptocoques, sont facultatifs et payants, environ 150 euros au total pour ces 3 tests.
Ce qui m’a amusée, c’est que le terme allemand est fixé une semaine plus tôt qu’il ne l’est en France, à 40 semaines d’aménorrhée au lieu de 41. Ainsi, mon terme était le 9 février alors qu’en France on m’aurait annoncé le 16 février. Mon fils, déjà attaché à sa terre natale, a choisi le terme allemand ;) En cas de dépassement de terme, la naissance n’est déclenchée qu’au bout de 2 semaines au lieu d’une semaine en moyenne en France, ce qui revient donc au même.
Dès sa grossesse, chaque future maman choisit une sage-femme (Hebamme) qui viendra régulièrement à domicile pendant les premières semaines après la naissance, pour s’assurer que tout va bien pour la maman et le bébé. On peut faire le choix d’une sage-femme (Beleghebamme) qui suit la grossesse et s’occupe ensuite de la maman et du bébé dans les semaines qui suivent, mais qui vient aussi à la naissance, que ce soit à la maison ou à l’hôpital. Ce « luxe » coûte de 250 à 500 euros, et n’est remboursé que par deux caisses d’assurance maladie. Personnellement, j’ai été suivie en parallèle par ma gynécologue et une sage-femme de la maison de naissance, qui vient désormais s’occuper régulièrement de mon bébé mais n’était pas présente à la naissance.
J'ai suivi une préparation à la naissance proposée par ma maison de naissance, pour parents ayant déjà un ou des enfants, ce qui m'a évité d'avoir à réentendre des généralités. J'ai également suivi un cours de yoga prénatal, ce qui m'a paru être une pratique très répandue parmi les futures mamans.
Ma grossesse s’est déroulée sans aucun souci à part les difficultés à marcher et à dormir des derniers mois. Mon bébé était estimé tout en haut des courbes de taille et de poids. Quant à mon alimentation végétalienne, elle n’a posé problème à aucun professionnel de santé que j’ai rencontré au cours de la grossesse. Sur le formulaire d’inscription de la maison de naissance, il y avait même une case « vegan » dans la rubrique « votre alimentation ».
La naissance en Allemagne
Les différentes possibilités et le principe de la maison de naissance
Pour la naissance, il existe davantage de possibilités qu’en France, puisqu’en plus de la maternité et de l’accouchement à domicile, on peut choisir une maison de naissance (Geburtshaus), ce qui fut mon cas. La maison de naissance, qui a pour vocation de permettre aux femmes de vivre leur accouchement de manière naturelle dans une ambiance respectueuse et non médicalisée à outrance, est en général une structure où ne sont présentes que des sages-femmes. La césarienne, la péridurale ou tout autre acte médical y compris sur le nouveau-né sont donc impossibles et nécessitent un transfert à l’hôpital. La maison de naissance que j’ai choisie est un peu particulière car elle se situe dans l’enceinte d’un hôpital, un anesthésiste peut être appelé si besoin et un médecin vient toujours assister à la fin de l’accouchement. Les actes médicaux sont donc possibles à tout moment. Ainsi, on a les avantages de la maison de naissance tout en ayant la sécurité de l’hôpital, ce qui me convenait parfaitement.
En maison de naissance, l’avantage principal, en plus d’un suivi personnalisé pendant la grossesse, est qu'une sage-femme, généralement celle qui a suivi la grossesse, est présente tout le long de l’accouchement. Dans ma maison de naissance, il s’agissait de la sage-femme de service ce jour-là, que j’aurais pu rencontrer pendant les nombreux rendez-vous au cours de la grossesse (j’en avais rencontré 6 sur 9, mais pas celle-ci, ce qui ne m’a aucunement dérangée puisque le dossier de chaque femme enceinte est très complet et que les sages-femmes discutent beaucoup entre elles des femmes qu’elles suivent. En plus elles sont toutes très sympas).
L’accouchement en maison de naissance, s’il peut paraître risqué, présente en fait généralement moins de complications car le moindre problème peut être détecté aussitôt par la sage-femme en permanence à nos côtés. De plus, seules les femmes ayant eu une grossesse non pathologique sont autorisées à y accoucher. Impossible donc en cas de naissance avant 36 SA, de diabète, de présentation en siège, de grossesse gémellaire....
Concrètement, ça se passe comment en maison de naissance ?
Sur les photos ci-dessous (cliquez pour les agrandir), vous avez un aperçu de la salle de naissance : pas la moindre trace d’une table d’accouchement avec des étriers, mais un grand lit avec couette et coussins, une baignoire, un ballon, des tabourets de naissance, des lumières douces, une chaîne hifi, des tableaux au mur… Quand je raconte qu’en France, on est en général obligée d’accoucher sur le dos, les gens ont du mal à me croire ici. Car il faut savoir que même à l’hôpital, les salles de naissance sont presque aussi agréables et bien aménagées que celle-ci.
Photo 1: tabourets de naissance, grand lit avec coussins et couette; Photo 2: baignoire de naissance, chaîne hifi
Photo 3: coin pour les soins du bébé.
Et ce qu'on ne voit pas, dans deux pièces attenantes: un coin cuisine, et une pièce avec couveuse et possibilité de césarienne d'urgence.
En maison de naissance (mais aussi à la maternité), la future maman a donc le choix absolu des positions pendant la dilatation et même la poussée. On a également le droit de boire et de manger, on est même encouragée à le faire pour avoir des forces, d’autant qu’on n’a pas de perfusion. J’ai donc pu manger du pain, des bonbons, et boire eau et jus de fruits. Quand une péridurale est posée, elle est si légère que, d’après ce qu’on m’a dit, elle permet encore de marcher. De même, le monitoring n’oblige pas à rester couchée mais permet de bouger, on peut même en avoir un sans fil dans le bain.
La médecine douce et les méthodes alternatives sont privilégiées pendant la grossesse et la naissance, comme les plantes et l’homéopathie : le grand remède de préparation à l’accouchement est la tisane de feuilles de framboisier (une tasse par jour de 36 à 38 SA puis deux tasses par jour jusqu'au terme) ainsi que l’homéopathie (caulophyllum 5 CH, un granule matin et soir pendant un mois avant le terme, et toutes les 20 minutes dès le début des contractions). Et pour soulager la douleur, la sage-femme propose des massages, un coussin de noyaux de cerises chaud, le bain, des positions adaptées, et selon ses compétences, de l’aromathérapie par exemple.
Chose appréciable, l’épisiotomie n’est pas pratiquée, on lui préfère une légère déchirure. Et surtout on prend toutes les mesures pour l’éviter : ainsi, la sage-femme m’a appliqué des compresses imprégnées de café chaud sur le périnée pendant toute la poussée, qui ont pour effet de dilater les vaisseaux, et je pense que c’est cette précaution ainsi que la poussée en expiration forcée (souffler avec le poing sur la bouche en gonflant le bas du ventre) qui m’ont permis de m’en tirer sans aucune déchirure malgré un gros diamètre de tête.
L’accueil du bébé se fait dans le respect en maison de naissance : il arrive dans une pièce modérément éclairée, est tout de suite posé sur sa maman, on attend un moment avant de couper le cordon, et à part une prise de sang du cordon, aucun soin n’est donné aussitôt (pas de bain, de test de la perméabilité de l’œsophage et de l’anus, de collyre antibiotique, etc). Il n’a été pesé, mesuré et inspecté en détail que 2h plus tard, après un bon câlin d’accueil.
Enfin, le principe de la maison de naissance est de laisser les nouveaux parents rentrer à la maison quelques heures après la naissance, sauf en cas de césarienne où la maman séjourne dans un hôpital proche.
Mon accouchement
Encore une fois, j’ai vécu une naissance très rapide, ce que je trouve plutôt bien car on n’a pas le temps de s’épuiser. Après la rupture de la poche des eaux le samedi à 17h, première contraction le dimanche matin à 5h15. Elles deviennent vraiment douloureuses à 8h quand on arrive à la maison de naissance, à 10h mon col est déjà dilaté à 7 cm, et mon fils est né juste avant midi.
Finalement, je n’ai pas tellement utilisé toutes les possibilités offertes à part le coussin de noyaux de cerises chaud sur les reins. Pendant ces quelques heures, je suis en quelque sorte restée dans ma bulle, totalement concentrée sur les contractions, à penser uniquement à ouvrir mon col à chaque expiration, en envoyant visuellement l’air vers le bas. Ainsi j’ai réussi à accueillir chaque contraction comme une chance qui me rapprochait de mon bébé, à l’accompagner, et à surmonter la douleur sans penser à la suite, au nombre de contractions qui restaient ou aux complications possibles (le yoga m'a sans doute aidée). Il ne fallait pas me parler ni me toucher pendant les contractions, j’étais tellement concentrée que je n’aurais pas pu faire deux choses à la fois. Si je n’ai pas vraiment eu besoin d’aide extérieure, l’ambiance rassurante et respectueuse et la présence bienveillante de la sage-femme m’ont grandement aidée à me sentir capable, moi qui étais pourtant de plus en plus stressée les jours d’avant. Pendant la poussée par exemple, j’avais peur que mon bébé ne descende pas assez vite, mais la sage-femme m’a rassurée et dit qu’on avait le temps, et même que je n’étais pas obligée de pousser à toutes les contractions, que je pouvais me reposer pendant les moins fortes. Totalement différent de la pression qu’on m’avait mise lors de mon premier accouchement !
Question positions, pendant la dilatation j’ai d’abord marché dans le couloir, en me tenant accroupie à chaque contraction, puis je me suis assise sur le ballon et le tabouret de naissance, avant de m'allonger sur le côté sur le lit. Je n’ai finalement pas eu envie de profiter d’un bain ni de mettre de la musique. Peur d’être déconcentrée, sans doute, dans le rythme que j’avais trouvé. Pour la poussée je me suis d’abord tenue à genoux sur le lit, accoudée sur des coussins à la tête du lit; et enfin couchée sur le côté, une jambe relevée sur l’épaule de la sage-femme, c’est comme ça que mon fils est né. Et à part le passage de la tête, je peux dire que la douleur a finalement été supportable. Et quelle fierté, quel bonheur de se dire qu’on a réussi à être actrice de son accouchement, et à mettre au monde par soi-même son bébé.
La porte de la maison de naissance par laquelle on ressort quelques heures plus tard avec son bébé :)
Le retour à la maison
L’idée de devoir rentrer à la maison 4h après la naissance me réjouissait et en même temps me faisait un peu peur. Peur de ne pas pouvoir déjà me lever, marcher, prendre le taxi, et me débrouiller à la maison. En fait, 4h après une naissance physiologique sans complication et surtout sans épisiotomie, on peut tout à fait se lever et marcher, certes à petits pas et un peu voûtée mais ça va. Et les premiers jours à la maison je suis beaucoup restée couchée, mon mari s’occupant de tout, et comme la sage-femme passait tous les jours il n’y avait aucun souci à se faire question santé.
Les avantages du retour rapide à la maison sont nombreux : on est chez soi donc plus à l’aise qu’à l’hôpital (surtout en chambre double !) ; les frères ou sœurs ne sont pas privés de maman et découvrent tout de suite le bébé ; la maman profite d’être 24h sur 24 avec son ou ses chéris(s) ; et aussi, c’est là qu’on revient au végétarisme, on peut manger équilibré et en quantité suffisante avec des plats qu’on a pris soin de congeler avant la naissance ou cuisinés par son gentil mari. Certes le grand frère nous a laissé peu de répit le premier jour mais je n’ai pas trouvé que c’était plus fatigant qu’un séjour à la maternité où on est tout le temps dérangée par des pleurs et des soins.
J’ai vraiment de la chance d’avoir pu profiter de cette opportunité. Pour moi, accueillir mon bébé naturellement et dans le respect absolu ce ce petit être rejoint finalement mes valeurs de végane, qui sont entre autres la non-violence et le respect des plus faibles. Je vous avais bien dit que ce sujet avait quand même un lien avec le végétarisme ;)
Dans un futur article, je pourrai vous parler des premières semaines et mois du bébé en Allemagne.
N'hésitez pas à réagir à ce témoignage ou à me faire part de vos souhaits pour de futurs articles!
Réussir sa pizza sans fromage
En attendant de reparler de mon expérience de la grossesse et de la naissance en Allemagne, voici aujourd'hui des idées pour réussir sa pizza sans fromage.
En effet, ce n'est pas parce qu'on a pris la (bonne) décision de bannir les produits animaux de son alimentation, donc le fromage, qu'on est condamné à servir à toute la famille des pizzas fades et tristes. Jugez par vous-mêmes:

Petit cuisinier à l'oeuvre. On mange plus volontiers ce qu'on a préparé avec maman!
Toute l'astuce consiste à remplacer le fromage. Mais par quoi? J'ai testé plusieurs solutions:
- La levure de bière, à saupoudrer sur la pizza après cuisson, donne un léger goût de fromage mais n'apporte pas la texture fondante recherchée.
- Le fromage vegan, par exemple de la marque Vegusto, No Muh melty (un rouleau à couper en tranches qui fondent au four sur la pizza), ou le fromage solide à râper, de préférence après cuisson, est sans doute ce qui ressemble le plus au vrai fromage. Mais pas facile à trouver et cher.
- Une sauce béchamel bien épaisse, à répartir sur la pizza à la cuillère avant cuisson, donne une impression visuelle de fromage fondu (je n'ai malheureusement pas fait de photo), et adoucit le goût du coulis de tomate. Mes ingrédients pour la béchamel: farine, huile, moitié eau moitié lait de riz ou d'avoine pour un goût légèrement sucré, 2 cuillères à soupe de purée d'amande, ail en poudre, sel, poivre.
- Et la solution que je préfère, les lentilles corail (photos ci-dessous). Je ne sais plus comment l'idée m'est venue d'essayer, mais c'est comme ça que je fais maintenant toutes mes pizzas. Des lentilles corail bien cuites, qui fondent en purée, à étaler sur la pizza avant cuisson comme précédemment. La dernière fois, j'ai même ajouté aux lentilles deux cuillères à soupe de purée d'amande, et c'était encore plus onctueux. En plus d'être délicieux, c'est une bonne astuce pour faire manger des lentilles aux enfants, un aliment riche en protéines et en fer.
A gauche: pizza lentilles corail, champignons, artichauts, fromage vegan râpé (avant cuisson)
A droite: pizza lentilles corail, champignons, artichauts, poivrons, olives noires (après cuisson)
Et au restaurant? Je commande toujours mes pizzas sans fromage, et avec plus de légumes. Et à part la première fois où je me suis retrouvée avec une pizza au coulis de tomate non assaisonné, je me régale toujours, j'en suis la première surprise car j'aurais vraiment cru qu'une pizza sans fromage (et sans rien qui le remplace) manquait de goût. Si les légumes sont bien marinés ou grillés, la sauce tomate bien cuisinée et l'huile d'olive de qualité, c'est franchement très bon. Sinon, on peut aussi apporter au restaurant, dans une petite boîte, un peu de levure de bière ou de fromage vegan râpé à saupoudrer sur la pizza juste sortie du four. Pour mon fils également, je commande une Quatre saisons sans fromage. Ce qui ne manque pas de choquer les cuisiniers: une pizza légumes sans fromage pour un enfant?? Et si je leur disais que mon fils commence bien souvent par manger d'abord les légumes! Mais c'est sûr que les enfants ne risquent guère d'apprendre à aimer les légumes quand les seules pizzas qui leur sont proposées sont tomate-fromage ou salami.
Et vous, comment faites-vous vos pizzas végés? Avez-vous des recettes préférées? Et d'autres astuces pour remplacer le fromage?
Mini vegan est né!

Je suis heureuse de vous annoncer la naissance de mon 2e fils. Un beau bébé vegan de 3,9 kilos, né naturellement le 10 février en maison de naissance à Berlin. Une expérience magnifique que je vous raconterai brièvement dans un prochain article (dès qu'il me laissera le temps de le faire!).
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Photos: 3h après la naissance et à 3 jours.














