Enfants et bébés végétariens, végétaliens et vegans

17 septembre 2014

Les laits infantiles végétaux: pourquoi, comment, et lequel choisir?

Comme c'est une question importante, qu'on me pose régulièrement et qui revient souvent dans les groupes de parents végés sur les réseaux sociaux ou les forums, j'ai décidé de faire le point sur les laits infantiles végétaux. Réponses à vos questions et tour d'horizon des différents produits.

 

Pourquoi donner du lait infantile ?

Le lait maternel est de loin le meilleur aliment pour les bébés et quand on peut allaiter le plus longtemps possible, c’est évidemment l’idéal.

Cependant, si pour une raison ou une autre l’allaitement doit s’arrêter, si l’on doit donner des compléments ou tout simplement si l’on ne souhaite pas allaiter, on a alors besoin d'un lait infantile. Or il est très important de savoir qu’il existe des laits végétaux infantiles (ou maternisés) à ne pas confondre avec les simples laits végétaux ne convenant pas aux nourrissons absolument égaux sur le plan nutritionnel aux laits infantiles classiques à base de lait de vache.

 

Les laits infantiles végétaux conviennent-ils aussi bien aux bébés que les laits infantiles à base de lait de vache ?

Oui. Même s’ils sont formulés pour répondre aux besoins des bébés intolérants au lactose ou allergiques aux protéines du lait de vache, ils conviennent à tous les bébés et leur assurent une croissance absolument normale. L’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, reconnaît d’ailleurs les laits végétaux infantiles comme parfaitement adaptés aux bébés.

Au niveau des ingrédients, le lactose est juste remplacé par un autre sucre (maltodextrine ou sirop de glucose) et les protéines du lait de vache par des protéines d’origine végétale (riz ou soja) bien sûr complétées en acides aminés. Le reste des ingrédients est semblable : huiles contenant des acides gras essentiels, minéraux et vitamines (dont B12), afin que la composition se rapproche le plus possible de celle du lait maternel. Des laits certes artificiels, moins bons que le lait maternel (on ne peut reproduire les anticorps, le changement de goût selon les aliments ingérés par la mère et la composition qui varie au cours de la tétée), mais qui sont tout de même des alternatives fiables – couvrant les besoins nutritionnels des bébés tout en leur épargnant les dangers liés au lait de vache ou ceux des « laits » végétaux bricolés maison absolument déconseillés pour les nourrissons – et bien sûr éthiques, épargnant les vaches qui n’ont rien demandé.

Ces laits infantiles végétaux n'étant pas enrichis en EPA-DHA (comme c’est aussi le cas de nombreux laits infantiles classiques), il est recommandé de donner à votre bébé des suppléments d'omega 3 à longue chaîne car la conversion de l’ALA en EPA-DHA est limitée pendant la petite enfance.

 

Ces laits infantiles végétaux sont-ils vegans ?

Tous les laits infantiles, sauf Modilac riz d'après le service consommateur, contiennent de la vitamine D3 comme la réglementation semble l'exiger. Ils ne sont donc pas 100% vegans. Cependant il ne faut pas négliger le fait que la vitamine D3 est mieux assimilée que la D2 (vegane). Dans mon classement, je considère tout de même ces laits comme vegans, en comparaison de ceux contenant de l'huile de poisson ou du lactose.

 

Quelle est la différence entre lait 1er âge, 2e âge, « de suite », « de croissance » ?

Certains laits conviennent de la naissance à 36 mois, d'autres existent en version 1er et 2e âge, d'autres proposent en plus une version "croissance" à partir de 12 mois: pour avoir comparé les valeurs nutritionnelles de la plupart de ces produits, je peux vous assurer que la variation est infime entre ces différentes versions. En principe, le 1er âge doit être donné de 0 à 6 mois, le 2e âge (ou «de suite ») de 6 mois à 1 an et le « croissance » de 1 à 3 ans. Quand la marque ne propose pas de version « croissance », le 2e âge (à partir de 6 mois) peut servir de lait de croissance jusqu'à 2 ou 3 ans. Mais si votre lait n'existe qu'en version unique convenant de la naissance à 3 ans, c'est aussi simple!

 

Pourquoi donner du lait infantile (ou de croissance) jusqu’à 3 ans ?

Continuer à donner du lait infantile après un an, quand la diversification est bien mise en place, peut sembler superflu. Certes, une alimentation très équilibrée peut alors suffire à combler les besoins nutritionnels (sauf pour la B12 qu’il faut donner en plus aux petits vegans). Cependant, le lait de croissance (ou le 2e âge qui sert aussi de lait de croissance) permet d’apporter certains nutriments qu’il n’est pas toujours facile de trouver en quantité suffisante dans l’alimentation végétale à un âge où les enfants ne mangent pas toujours volontiers de tout, ou pas aussi équilibré qu’on le souhaiterait (repas végés non équilibrés à la crèche ou chez la nourrice par exemple). Si l’utilité du lait de croissance est discutée chez les petits omnivores, pour des petits végés ou vegans non allaités, l’apport complémentaire assuré par un lait infantile après un an est particulièrement intéressant pour couvrir entre autres les besoins en fer, en iode, en zinc et en acides gras essentiels. Les laits végétaux standards (soja, riz, amande…), s’ils sont enrichis, peuvent couvrir les besoins en calcium mais sont pauvres en autres nutriments. Donner un lait 2e âge ou de croissance jusqu’à 2 voire 3 ans est donc un très bon moyen d’éviter toute carence à un âge où les besoins en certains nutriments sont élevés, et aussi de se rassurer en tant que parent. La diététicienne Christelle Piatti, favorable au végétarisme/végétalisme, recommandait dans cet article de continuer à donner au moins 500 ml (deux biberons) de lait infantile par jour jusqu'à 18 mois, et au moins 300 ml (un grand biberon) jusqu'à 3 ans.

 

Et encore une fois, parce que le sujet prête vite à la polémique, loin de moi l’idée de faire la promotion des laits artificiels, mon but est juste de faire connaître les alternatives aux laits infantiles à base de lait de vache ! Inutile de relancer ici l'éternel débat allaitement-biberon, tout commentaire de ce genre ne sera pas publié.

J’ai déjà présenté individuellement plusieurs de ces laits, mais j’ai pensé qu’il serait toujours pratique de regrouper dans un seul et même article les principaux laits disponibles en France, classés par catégorie, afin que vous puissiez faire votre choix si besoin. Ma liste n'étant sans doute pas exhaustive, n'hésitez pas à me signaler l'existence d'autres préparations infantiles végétales.

Je commencerai donc par vous présenter les laits infantiles végétaux classiques (non bio, dispo en pharmacie), puis ceux à base végétale mais non vegans, ensuite le seul lait infantile végétal bio, et enfin les céréales bio à complément protéinique (quasiment équivalentes à des laits infantiles végétaux).

 

 

Laits infantiles végétaux (dits aussi "maternisés" ou "préparations pour nourrissons et de suite")

 

Modilac expert riz

modilac riz

Lait infantile 100% végétal à base de protéines de riz hydrolysées. Son analyse nutritionnelle est strictement égale à celle d’un lait infantile standard. Existe en version premier âge (0-6 mois) et en version 2e âge (dès 6 mois) qui sert aussi de lait de croissance jusqu'à 3 ans. Disponible en pharmacie. J’en ai donné à mon aîné jusqu'à 2 ans et 9 mois, pendant un moment en alternance avec Prémiamande.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Modilac riz.

 

Novalac riz

Un autre lait infantile à base de protéines de riz, disponible en pharmacie. Version unique de 0 à 36 mois.

 

Modilac expert soja

L’équivalent de Modilac riz mais à base de protéines de soja. Disponible en pharmacie, en version 1er et 2e âge. Attention, le service consommateur Modilac m'avait annoncé son intention de cesser de le commercialiser. Vous pouvez cependant vous tourner vers Gallia soja de composition quasiment indentique.

Pour en finir avec les craintes infondées sur les supposés dangers du soja dans l'enfance, et en attendant de trouver enfin le temps de rédiger enfin un article sur le sujet, je vous renvoie à cet article. Vous pouvez aussi lire celui-ci et celui-là pour avoir un aperçu des bienfaits du soja à tout âge.

Et dès que l’excellente étude d’Herbé Berbille comparant lait infantile à base de soja/de lait de vache sera remise en ligne sur le site de l’Association Végétarienne de France, je ne manquerai pas d’ajouter ici le lien.

 

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Gallia soja

Un autre lait infantile à base de protéines de soja. Disponible en pharmacie. Il convient dès la naissance et sert aussi de lait 2e âge et de croissance.

Mon 2e bébé, habitué à son lait de soja infantile allemand, a bu Gallia soja pendant un mois lors de nos vacances en France, sans aucun souci.

Pour plus d'infos sur le soja dans l'enfance, voir les liens donnés ci-dessus dans le paragraphe consacré à Modilac expert soja.

 

Nutrilon soja

Un autre lait à base de protéines de soja que je viens de découvrir. Existe en version 1er âge, 2e âge et croissance. Semble plutôt disponible en Belgique (?), mais apparemment aussi en France sur ce site.

 

 

Laits infantiles à base végétale mais non vegans/non végétariens:

 

Rizlac (de Modilac)

Bien qu’il soit formulé à base de protéines de riz, ce lait qui s'achète en supermarché n'est PAS VEGAN car il contient du lactose (tiré du lait de vache) comme ingrédient principal. A ne pas confondre avec Modilac expert riz qui s’achète en pharmacie.

 

Picot riz 1er âge

Attention, bien qu'à base de protéines de riz et sans lactose, Picot riz 1er âge contient de l'huile de poisson (pour les omega 3) et n'est donc même PAS VEGETARIEN. En revanche, la version 2e âge, qui ne contient pas d'huile de poisson, est 100% végétale. Disponible en pharmacie.

A propos des omega 3, voir mon conseil en début d'article.

 

 

Lait infantile végétal et bio :

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Bébé Mandorle

Sans gluten, sans lait, sans lactose, sans soja et sans huile de palme (huile qui n'est cependant pas mauvaise pour les bébés), Bébé Mandorle est un lait bio formulé à base d'hydrolysat de protéines de riz et d'huiles d’amande, de colza et de coco. Un vrai lait infantile qui répond au cahier des charges des préparations pour nourrissons. On peut juste regretter qu'à la différence des laits infantiles ci-dessus, Bébé Mandorle ne soit pas enrichi en taurine, un dérivé d'acide aminé présent dans le lait maternel.

Existe en 1er et 2e âge. Une version "croissance" sortira en 2015.

Disponible sur le site de La Mandorle et en magasin bio.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Bébé Mandorle.

 

 

Céréales enrichies bio

(officiellement appelées « céréales à complément protéinique »)

 

A peu près équivalentes aux laits infantiles précédents au niveau nutritionnel (calories, vitamines, minéraux), ces poudres qui se préparent et se donnent de la même manière qu'un lait infantile contiennent en plus des céréales. Il est donc inutile d'y ajouter une cuillère de céréales comme on le fait parfois dans un biberon de lait infantile (voir mon article sur la bouillie). Ces "céréales à complément protéinique" peuvent remplacer un biberon de lait infantile 2e âge (le soir par exemple pour "caler" le bébé avant la nuit), ou être données à la place du lait infantile 2e âge pour les bébés n'étant pas rassasiés par leur simple lait. Pas de risque de carence avec ces préparations enrichies. A partir de 6 mois.

 

Prémiamande

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Bio et sans huile de palme, Prémiamande, à base d’amandes, de farine de riz, et d’huile de noix de coco facilement métabolisée et digérée par les bébés, apporte de nombreux minéraux et vitamines de façon naturelle, notamment grâce à l’amande et à la spiruline qui lui donne sa couleur verte. Cependant il n’est pas aussi enrichi qu’un lait infantile et c’est pourquoi je l’avais donné à mon aîné en alternance avec Modilac riz.

Il convient dès 6 mois et existe aussi en version « croissance ». Disponible en magasin bio.

Pour plus d'infos, lire ma présentation de Prémiamande.

 

Bébé Mandorle céréale à complément protéinique

La Mandorle proposera aussi dès la fin de l'année 2014 une préparation 100% végétale convenant dès 6 mois, à base de céréales sans gluten, de protéines de riz, d'huiles végétales, d'amande et de spiruline. Cette préparation, également bio et sans huile de palme, est plus enrichie que Prémiamande (on y trouve notamment de la taurine) et quasiment identique à un lait infantile au niveau des vitamines et minéraux et de l'apport énergétique (juste un peu plus riche en protéines).

Ce produit sera disponible sur le site de La Mandorle et en magasin bio.

 

 

Et en Allemagne :

Pour les parents vivant en Allemagne ou pour ceux qui auraient ponctuellement besoin de lait végétal infantile pendant un séjour en Allemagne :

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Humana SL

Après lui avoir donné Modilac riz 1er âge jusqu'à ses 4 mois, Humana SL est le lait que je donne à mon deuxième fils (il a été allaité jusqu'à un an mais a eu besoin de suppléments dès la naissance), et que je lui donnerai au moins jusqu'à ses 2 ans. Disponible dans les drogueries DM et Rossmann (mais pas dans toutes), il se présente sous la forme de deux sachets de 250g dans une boîte en carton. 9,45 euros les 500g. Convenant dès la naissance (il n’y a pas de premier ou deuxième âge), c’est un lait infantile à base d’isolat de protéines de soja, de composition très proche de celle de Gallia soja. Pendant nos vacances en France, j’ai d’ailleurs donné Gallia soja à mon bébé qui avait l’habitude de Humana SL et on n’a pas remarqué la moindre différence.

 


09 septembre 2014

Gâteau aux prunes (vegan, sans gluten)

Le fruit de saison, à dévorer cru, en compote, en tarte ou en gâteau, c'est bien la prune! Et parce que cette recette, que j'ai d'abord partagée juste sur Facebook, est si bonne que j'ai déjà dû la faire 5 fois en 2 semaines, pour les goûters, pour la crèche et pour un anniversaire, je suis absolument obligée de la partager avec vous sur le blog.

 

gâteau aux prunes

 

J'ai tout simplement adapté cette recette, trouvée sur Veganwiz, en optant pour des farines sans gluten, et fini par trouver le mélange de "farines" idéal. L'astuce: y ajouter un peu d'okara, ce qui reste quand on fait soi-même son lait végétal (précision: si je fais moi-même du lait d'amandes ou de noisettes, pour mes enfants j'achète aussi du lait infantile végétal / du lait de soja enrichi en calcium). Non seulement cela permet de récupérer au lieu de jeter, mais cela donne un moelleux particulier au gâteau. L'okara sert aussi de liant et remplace bien les oeufs en pâtisserie. Si vous n'avez pas d'okara, dans cette recette vous pouvez le remplacer par de la poudre d'amandes.

Autre astuce: remplacer une partie de la farine des recettes, sucrées ou salées, par une farine de légumineuses (pois chiches, lupin): riches notamment en protéines, en fer et en zinc, ces farines apportent un "plus" nutritionnel pour un goût quasi inchangé. Et c'est bien pratique quand on a des enfants qui n'aiment pas les lentilles, les pois chiches ou les haricots rouges. Comme vous le savez sans doute, on peut aussi faire des gâteaux et biscuits entièrement à base de farine de légumineuses.

 

gâteau aux prunes (2)

 

Ingrédients pour le gâteau aux prunes:

200 g de farine (ou 60g d’okara d'amandes ou de noisettes, 30 g de fécule et 110 g de farine(s) sans gluten: par exemple 50 de pois chiches et 60 de riz complet)
500 g (j'en mets plutôt 300) de prunes
1 banane mûre
70 g d'huile de tournesol
80 g de sirop d’agave (je mets du sucre complet)
lait végétal ou eau (environ 100 g)
1/2 sachet de levure

 

Préparation:


Dans un saladier, mélanger la farine (l'okara), l’huile, le sirop (ou sucre), la levure.
Ajouter le lait végétal pour obtenir un mélange bien dense et pas trop fluide. Ajouter la banane écrasée.
Huilez un moule (où couvrez-le avec du papier sulfurisé) et versez le mélange.
Coupez en deux les prunes et disposez-les sur la pâte, peau au dessous.
Enfournez pendant 30 minutes à 200°.

 

01 septembre 2014

Nos deux expériences de "la ferme", ou que peut-on dire et montrer aux enfants de l'exploitation animale

A Berlin, nous allons souvent nous promener au Domäne Dahlem, un grand domaine agricole bio où l'on voit des champs cultivés et quelques vaches, moutons et cochons dans de grands prés, bref une balade paisible et agréable. Mais fin juillet, en vacances dans le sud de l’Allemagne, nous avons eu l’occasion de visiter deux « fermes » (mot que j’emploie avec réticence, comme vous le savez depuis mon article sur le mythe de la ferme), ou plus exactement une exploitation laitière « bio » et un domaine recueillant les animaux maltraités. Deux visites qui nous ont laissé des impressions très différentes, et qui ont eu le mérite de nous confronter directement – bien qu’un peu brutalement – à des questions auxquelles, en tant que parents végés, nous devons un jour ou l’autre faire face : que peut-on vraiment dire ou montrer aux enfants ? Jusqu’où faut-il aller dans l’explication de la (dure) réalité ? Dans quelle mesure faut-il les préserver ? Comment leur parler de l’exploitation animale et des mauvais traitements que certains humains infligent aux animaux ?

 

L’exploitation laitière « bio », en Bavière

Solution de facilité pour occuper les enfants un après-midi, curiosité de voir de plus près une « ferme » d’aujourd’hui, envie – par souci de « normalité » peut-être, une fois n’est pas coutume – de participer à une activité normale pour familles normales proposée par l'office du tourisme ? Toujours est-il que nous nous retrouvons sur le chemin menant à cette ferme typiquement bavaroise, parmi quatre familles allemandes ravies d’emmener les enfants visiter une ferme collant au plus près à l’image idyllique qu’on s’en fait.

J’ignorais qu’il s’agissait uniquement d’une exploitation laitière, ce qui m’aurait sans doute dissuadée d’emblée.

Quand la fermière, une gentille dame en costume traditionnel bavarois et à l’accent très marqué, nous a accueillis devant sa grande maison en bois fleurie et nous a montré les vaches au pré, j’ai commencé à ressentir un léger malaise face à ce folklore et cette image idyllique qui manifestement enchantait (ou rassurait) déjà les parents.

Il s’agissait d’une petite exploitation bio d’une dizaine de vaches qui, en effet, broutaient tranquillement dans la prairie.

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Après avoir admiré les tracteurs, les beaux bâtiments en bois et le matériel agricole rutilant, nous sommes entrés dans l’étable, où se trouvaient deux jeunes femelles de 6 semaines enfermées dans un box à côté des machines à traire. « Maman, pourquoi ils sont dans une cage les bébés veaux ? » « Elles sont où leurs mamans ? » « Maman, pourquoi ils ont des étiquettes aux oreilles ? » Pourquoi mon fils (4 ans) a-t-il été le seul à poser spontanément ces questions de bon sens ? Pourquoi les autres étaient-ils occupés uniquement à toucher ces pauvres bêtes se plaquant le plus loin possible au fond de leur box, sans remarquer leur terreur ? Etaient-ils déjà à ce point endoctrinés, encouragés à trouver cela normal ?

 

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Partagée entre le souhait de voir mes enfants se réjouir du contact avec des bébés animaux et la tristesse de la situation, j’ai assisté à une conversation intéressante entre la fermière et une mère de famille qui avait visiblement des tas de questions et semblait chercher à se rassurer. Ainsi la fermière a-t-elle expliqué qu’elle plaçait les très jeunes veaux par deux plutôt que seuls dans un box parce qu’ils étaient mieux ainsi ; qu’on les laisse 5 jours avec leur mère (« avant le lait n’est pas bon pour les humains et ainsi les bébés ont le temps de profiter de leurs mères ») ; et qu’après la séparation, au bout d’un moment les vaches ne sont plus en colère et comprennent que c’est leur « devoir ». Et la mère de répondre avec un grand sourire : « natürlich ! » (Quoi de moins naturel pourtant ??)

J’ai été surprise d’entendre la fermière parler sans détour de la douloureuse séparation vache-veau, même tout dans son discours montrait que d’une part elle tenait cela pour nécessaire et inévitable, et que d’autre part ses mesures pour adoucir la séparation rendaient la chose tout à fait acceptable. Discours qui a visiblement suffi à rassurer aussi la mère de famille.

 

Un peu plus tard, dans un bâtiment plus moderne en contrebas (hangar couvert), nous avons vu d’autres veaux, un peu plus âgés, en stabulation libre.

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Pourquoi l'un de ces bébés a-t-il le droit de vivre choyé et entouré par sa famille alors que les autres sont enfermés et privés de leur mère?

 

Quand on a fait rentrer les vaches à l’étable pour la traite, certaines avec des mamelles si gonflées qu'elles coulaient toutes seules, mon fils est littéralement resté hypnotisé par la machine à traire (j’ai dû lui expliquer que c’était comme le tire-lait mais que le lait est ensuite consommé par les humains). Et avant de quitter la ferme, il a voulu revenir voir la machine ainsi que les veaux enfermés dans leur box.

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Après un détour par la grange remplie de foin bio et odorant, la visite s’est conclue – n'aurais-je pas dû m'en douter? – par une dégustation de « produits laitiers ». La vue de ces familles avides de dévorer le plus possible de fromage, de beurre, de Buttermilch, de lait et de yaourts, après avoir pourtant vu de leurs propres yeux des bébés séparés de leurs mères, a achevé de me remplir de tristesse et d’incompréhension.

Et pourtant, il ne s’agissait que d’une petite exploitation bio où les vaches, si l’on exclut le moment de la séparation d’avec leurs veaux et le voyage final vers l’abattoir, ont des conditions de vie correctes et même « privilégiées » par comparaison avec la majorité des exploitations laitières. Elles passent leurs journées au pré, se régalent de foin qui sent bon et n'ont pas les cornes coupées.

 

Bilan de la visite : Si j’ai trouvé intéressant de voir une exploitation bio de mes propres yeux, l’impression dominante fut un sentiment de tristesse, une gêne vis-à-vis de la fermière qui était manifestement une brave dame soucieuse du bien-être de ses animaux, un sentiment de décalage profond avec les autres visiteurs. Cette visite fut un grand moment de solitude d’autant que j’ai préféré ne pas prendre la parole : qu’aurais-je pu dire ? Surtout en allemand où je suis moins habile qu’en français et n’aurais pas pu m’exprimer avec nuance. Par ailleurs, j'ai éprouvé une certaine difficulté à répondre aux questions de mon fils suscitées par ce qu’on a vu : mentir étant exclu, il est si difficile d’expliquer la réalité sans lui faire ressentir les mêmes émotions pénibles, sans tomber dans le manichéisme, et sans se sentir coupable aussi de ne pas rester à la surface naïve des choses comme les autres parents… (un dilemme déjà évoqué ici). Il m’a semblé partagé entre la joie de voir des animaux et l’incompréhension vis-à-vis de la cruauté inhérente au fait séparer des bébés et leurs mères pour prendre leur lait. Tout en me disant que c’était après tout l’occasion de lui faire comprendre concrètement pourquoi on ne consomme pas de lait de vache (ce qui lui parait tout à fait logique, surtout qu'il existe des laits végétaux), j’ai regretté de lui avoir fait subir cette visite.

Heureusement, une autre visite a servi de contrepoint positif trois jours plus tard.

 

Le refuge pour animaux maltraités, en Autriche

Trois jours plus tard nous attendait une visite bien différente : Gut Aiderbichl, un « paradis pour animaux » en Autriche. Il en existe 25 autres en Allemagne, en Suisse et même en France (ici la page en anglais). Si le domaine ressemble visuellement à une ferme, aucun animal n’est utilisé ou exploité, tous – qu’ils soient « domestiques » ou sauvages – ont été sauvés, et la plupart évoluent en liberté.

Tout d’abord, nous avons été impressionnés par le parking bien rempli pour un jour de semaine : apparemment, c’est un lieu qui attire du monde ! En marchant dans le magnifique domaine situé au cœur de collines verdoyantes, nous avons pu nous émerveiller devant des chevaux, des vaches, des lapins, des poules, des chats, des chiens, des putois, des renards, des cochons, des chèvres, des moutons, des cerfs, des paons, des ânes, des oies, des sangliers, plus de 1000 animaux au total.

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Un véritable havre de paix pour ces animaux qui reviennent souvent de très loin – des panneaux avec photos les montrent parfois dans les dures conditions de vie qui ont été les leurs et racontent leur histoire –, un "paradis" où tous ont leur place, même les animaux handicapés tels que la chèvre au cou tordu ou le taureau aux pattes trop courtes. C’était à la fois réjouissant et amusant de croiser des cochons en promenade, de voir les ânes s’invitant à la table du restaurant ou les chats s’étalant confortablement sur les canapés de leur propre salon.

 

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 A gauche, les appartements privés des chats.

A droite, les lapins, pour la plupart rescapés de l’horreur des laboratoires, disposent d’un grand nid douillet avec accès à un terrain extérieur.

 

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Cochons en balade dans le domaine, cochons étalés dans leur "palace".

 

Nous avons mangé à la terrasse du restaurant proposant uniquement des plats sans viande, dont plusieurs vegans : pour nous, ce fut frites, salade et Schnitzel, une escalopes de protéines de soja texturées panée. J’ai cependant trouvé dommage que le restaurant ne soit pas 100% vegan car le lait n’est pas moins cruel que la viande, et le projet gagnerait ainsi en cohérence.

Mon fils, qui réfléchit beaucoup, n’a pas manqué de nous demander pourquoi les animaux étaient ici et comment on avait attrapé les animaux sauvages, et il a bien fallu lui expliquer que c’était parce que des gens voulaient les tuer ou leur faire du mal (ce qui est difficile à comprendre pour lui). Mais il a compris que dans cette ferme, les animaux étaient tranquilles, à l’abri des dangers, protégés par des gens qui veillaient sur eux.

 

Bilan de la visite : En espérant qu’elle n’ait pas donné à mon fils une vision trop manichéiste des choses (méchante/gentille ferme), cette visite a servi de contrepoint positif à la première qui nous avait laissé à tous une certaine sensation de malaise. Quel bonheur de voir des humains capables d’être bons envers les animaux ! Il était reposant et si agréable de pouvoir montrer des animaux à mes enfants sans avoir la mauvaise conscience que donne un zoo ou tout autre lieu qui les exploite. Mes enfants ont eu l’air d’apprécier cette sortie pleine de découvertes et de rires. Quant à moi, j’ai été plusieurs fois au bord des larmes en lisant d’où reviennent les animaux, ce qu’ils ont subi et ce que les gens du domaine ont fait pour eux, bref une visite riche en émotions qui donne une bouffée d’optimisme salutaire !

 

Et vous, qu'en pensez-vous? Comment expliquer la réalité de l'exploitation animale aux enfants? Un livre comme Ne nous mangez pas! suffit-il? Ou au-delà de ce qu'on leur raconte, est-il nécessaire de leur montrer de vraies images ou de les emmener voir une "ferme"? Y a-t-il un âge plus adapté pour cela? Votre avis me serait très utile!

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12 août 2014

Glace crémeuse à la framboise (sans sorbetière)

L'été n'est pas fini alors on continue avec les délices glacés! Après les bâtonnets glacés coco-ananas, je vous propose cette semaine une glace à la framboise, crémeuse et fruitée à souhait, et prête en 2 minutes sans sorbetière. A condition d'avoir tous les ingrédients, on peut donc l'improviser à tout moment puisqu'elle ne demande pas de temps de congélation.

Plus qu'une simple glace à l'eau, cette crème glacée à la framboise surpasse en gourmandise tous les sorbets du commerce, tout en étant beaucoup moins sucrée. Et pour tester par vous-mêmes, tout de suite, la recette!

 

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Ingrédients pour 4 bonnes portions:

300 g de framboises surgelées

4 càs de crème végétale (soja, riz, avoine...)

2 càs de confiture (ici cerise bio au sucre de canne complet)

100 ml d'eau (ou juste assez pour pouvoir mixer et obtenir la bonne texture)

 

Dans un blender, déposer les framboises, la crème, la confiture et seulement 50 ml d'eau. Mixez en poussant si besoin les framboises vers le fond à l'aide du bâton mélangeur. Ajouter progressivement l'eau afin d'obtenir une crème onctueuse mais encore assez solide pour pouvoir servir des boules. Déguster sans attendre.

 

Très crémeuse, contrairement aux bâtonnets glacés, et riche en fruits, elle convient très bien aux plus petits. La preuve en image!

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05 août 2014

Bâtonnets glacés coco-ananas (sans sorbetière)

Rien de meilleur qu'une bonne glace pour se rafraîchir après la sortie au parc ou à l'aire de jeux en plein été! Hélas nos petits vegans sont bien souvent limités à la boule framboise ou citron, quand on a la chance qu'elles soient sans lait de vache. Afin de changer des simples sorbets, je vous propose aujourd'hui une recette toute simple de bâtonnets glacés à base de lait de coco, trouvée sur un blog allemand.

 

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Pour cela, par besoin de sorbetière, il vous faut juste de petits moules pour glaces avec bâtonnets comme sur la photo (on en trouve chez Ikea), et un blender ou un mixeur à pied.

 

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Ingrédients pour 6 bâtonnets glacés:

230 g d'ananas frais

400 g de lait de coco

Sirop d'agave selon vos goûts (j'ai dû en mettre 2 ou 3 càc, j'aurais pu en mettre plus)

 

Coupez l'ananas en petits morceaux et mixez ensemble tous les ingrédients. Remplir les moules à glace et mettre au congélateur pour au moins 5 heures.

Pour les déguster, pensez à sortir les glaces un peu à l'avance car elles sont assez denses et peuvent donc être un peu dures à croquer. Passez sous l'eau chaude pour démouler.

 

N'hésitez pas à partager ici vos recettes de glaces veganes, avec ou sans sorbetière!

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21 juillet 2014

Boîtes à goûter de l'été

Après les smoothies d'été, revoici une petite série de boîtes à goûter (vegan).

Vous y retrouverez les fruits secs, les noix (de cajou puique ce sont les seules que mon grand aime croquer, mais le petit frère ne peut pas encore en manger), les biscuits et gâteaux faits maison ou non, et bien sûr les fruits rouges de saison. Cependant je n'emporte pas toujours de fruits frais et privilégie fruits secs et compotes, plus pratiques à manger que des fruits juteux comme les pêches, qu'on garde plutôt pour les desserts à la maison. La boîte à goûter est toujours accompagnée d'un grand biberon de lait végétal enrichi en calcium.

 

 

barre fruits mangue séchée figue banane pain des fleurs

Boîte fruits secs: barres aux fruits (du commerce), mangue séchée, figue séchée, banane, Pain des fleurs à la châtaigne

 

boîte exotique

Boîte exotique: pastèque, noix de cajou, mangue séchée, pétales de quinoa soufflé

 

chou rave keimling classic

Boîte fraise-choco: mélange de fruits secs et noix Keimling, chou rave, biscuits au chocolat (du commerce), fraises

 

fraise sésame energy balls

Boîte fraise-coco-choco: fraises, croquants au sésame et à la noix de coco (du commerce), energy balls, biscuits chocolat

 

gâteau banane fraises abricots concombre carotte

Boîte arc en ciel: gâteau à la banane, fraises, abricots, concombre, carotte

 

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Boîte rose et blanche: framboises, noix de cajou, biscuits Hipp (sans sucre), pomme séchée

 

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Boîte pressée: ananas séché, dattes, noix de cajou, biscuits fourrés à l'orange (Pural), compotes à boire (dans cette gourde à compotes lavable)

 

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Goûter tout simple: groseilles, Laugenbrötchen (pain en pâte à bretzel) fourré avec une tartinade de lentilles et curry (du commerce)

 

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08 juillet 2014

Smoothie rose, smoothie choco et verrine fraise quinoa

L'été est là avec, en abondance, ses fruits gorgés de vitamines. Alors pour en faire profiter vos enfants dès le matin, ou pour ceux qui ne seraient pas fans des fruits à croquer, rien ne vaut un bon smoothie coloré, au goût sucré et à la texture veloutée. Astuce supplémentaire: on y glisse aussi un peu de légumes incognito!

 

smoothie fraise banane courgette amande

 

Ingrédients pour le smoothie rose:

Deux belles poignées de fraises

Un tiers de banane

Quelques rondelles de courgette crue

Un peu de lait d'amande / eau + une cuillère à café de purée d'amandes blanche

 

Variantes:

Pour un smoothie encore plus rose, vous pouvez remplacer la courgette par quelques dés de betterave rouge.

Une simple boisson fraise-lait d'amande est aussi délicieuse et d'un vrai rose bonbon.

 

C'est encore meilleur avec les fraises qu'on a cueillies soi-même! N'ayant pas de jardin, on a planté des fraisiers dans des bacs sur le rebord de la fenêtre. On n'en récoltera pas des kilos, mais ça pousse! Et quel plaisir pour le mini jardinier.

 

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smoothie banane cacao courgette cacahuète (2)

Même s'il fait moins la part belle aux fruits, j'en profite pour vous livrer la recette de notre smoothie chocolaté préféré. Il est une version très simplifiée du fameux Smoothie de la décadence d'Antigone XXI. Tout comme le smoothie rose, il intègre discrètement un légume. Avec pas mal de lait, il peut se boire au biberon et remplacer le simple lait+cacao. Et bizarrement, les matins où il y a smoothie dans le bib, on en redemande.

 

Ingrédients pour le smoothie chocolaté:

Une demie banane

Une ou deux rondelles de courgette crue ou quelques pousses d'épinards ou de mâche

Une cuillère à café de cacao pur

Une cuillère à café de purée de cacahuète (ou noisette, amande, souchets...)

Lait végétal de préférence enrichi en calcium

Une pincée de vanille

 

 

Enfin on a profité d'un gros panier de fraises pour revisiter notre petit déjeuner préféré, la verrine pomme quinoa (également inspirée d'Antigone XXI, merci Ophélie!) et la transformer en verrine fraise quinoa. A la place de la compote de pommes, des morceaux de fraises apportent une touche colorée et vitaminée. En plus, c'est plus vite préparé!

 

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Et chez vous, quelles sont les recettes de smoothies préférées de vos enfants?

26 juin 2014

Le kit de survie végé pour les vacances

Les vacances approchent et seront, je l’espère, synonymes de voyage et d’évasion. La seule ombre au tableau pour les végétariens et vegans est souvent les repas… Surtout quand on n’est pas sûr de pouvoir trouver les produits nécessaires pour les enfants! C’est pourquoi je vous propose une ébauche de « kit de survie » ou minimum vital à emporter pour des vacances végé sereines. En effet, même si les vacances sont l’occasion de rompre avec les habitudes et de manger un peu moins sain que d’habitude, on a quand même envie de proposer aux enfants des repas un minimum équilibrés (contenant notamment des protéines) et de manger des choses plus appétissantes que des pâtes et légumes à l’eau tous les jours. Et certains produits comme le lait végétal peuvent être indispensables pour les enfants.

Bien sûr, difficile d’établir une liste unique car tout dépend de la destination (en France, en Europe ou plus loin), de la taille de la ville ou du village, de la possibilité ou non de trouver un magasin bio, de la durée du séjour…

Pour des vacances en France, on aura besoin d'une liste réduite car on trouve pas mal de choses en supermarchés, on peut également se faire livrer par Un monde vegan ou une épicerie bio en ligne. Dans une petite ville à l'étranger, cela dépend: ainsi dans une petite ville à Rhodes, nous avons trouvé sans problème lait et crèmes desserts de soja, mais pas de tofu ni de simples yaourts de soja. Nous n'avons pas trouvé non plus de petits pots sans viande, d’ailleurs quasiment pas de petits pots tout court (pour l’anecdote on a demandé pourquoi et apparemment les Grecs n’en achètent pas et préparent eux-mêmes tous les repas de bébé, je ne vous dis pas le contraste avec les immenses rayons de petits pots allemands !). Mieux vaut donc emporter le minimum vital dans les valises quand on ne sait pas ce qu'on va trouver.

 

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Tofu, préparation pour falafels, comprimés de calcium, saucisses de tofu et seitan, barres aux fruits

 

Pour notre liste, prenons le cas d’un voyage à l’étranger en Europe dans un village ou une petite ville. Supposons qu’on dispose d’une cuisine (c’est plus simple pour manger vegan, mais bon nombre de produits de la liste n’ont pas besoin d’être cuisinés).

Dans tous les cas, devraient se trouver sur place : légumes, fruits, légumineuses (au moins en boîte), céréales, flocons d’avoine, biscottes, pain… Pour les produits qu’on risque de ne pas pouvoir trouver sur place, il s’agit de privilégier tout ce qui est léger, par exemple les produits déshydratés, et ceux se conservant à température ambiante. On pourra donc emporter, au choix selon les besoins et la place dans les valises :

 

L’épicerie :

Les protéines et simili carne :

- bloc de tofu se conservant à température ambiante

- saucisses de tofu/seitan emballées individuellement et se conservant hors frigo

- préparations déshydratées pour falafels ou galettes (en Allemagne on en trouve en magasin bio et dans les drogueries) ou farine de pois chiches

- protéines de soja texturées, pratiques pour agrémenter des plats de pâtes à la sauce tomate

 

Assaisonnement :

- fromage vegan à râper (le Vegusto survit sans problème 24h hors frigo), indispensable pour ne pas être trop tenté par le fromage de Mamie ^^

- un petit pot de bébé rempli de purée d’amandes ou tahin, pour enrichir les tartines ou les plats

- levure de bière

- petite bouteille d’huile riche en omega 3 (j’en avais emporté à Rhodes pour mon bébé alors âgé de 8 mois) ou gélules d’omega 3

 

Tartines et pique-niques

- un bon stock de pâtés végétaux pour avoir quelque chose à tartiner sur le pain pendant le voyage et lors des excursions

 

Lait et yaourts :

- petite brique de lait végétal avec paille pour dépanner pendant le voyage ou pour le premier petit déjeuner si on n’a pas encore pu faire les courses

- problème du lait végétal dont les enfants ne peuvent pas forcément se passer : normalement on en trouve à peu près partout mais sinon une solution peut être d’emporter une boîte de lait végétal en poudre comme Modilac riz ou Gallia soja même pour des enfants plus grands (en espérant que le goût passe avec du cacao). Lors d’une croisière qui ne proposait pas de lait végétal, nous avons embarqué des briques de lait de soja achetées dans notre port de départ.

- pour remplacer les yaourts végétaux au cas où on n’en trouve pas : crèmes desserts au soja qui se conservent à température ambiante, ou mieux, préparations en sachets pour flans vanille etc (à condition d’avoir du lait végétal sur place)

 

Goûters, snacks

- biscuits vegans (pas forcément utile en France même sans magasin bio, car de nombreux biscuits de supermarché sont vegans comme les Figolu et les Petits Bruns, voir la liste établie par Vegactu ainsi que celle des céréales)

- barres de céréales/de fruits

- chocolat sans lait

- paquet de bonbons sans gélatine (à dégainer lorsque quelqu’un proposera inévitablement des bonbons à la gélatine à votre enfant)

 

Les compléments alimentaires

- l’indispensable B12

- la vitamine D pour les bébés

Pour le reste, on n’a normalement pas de carence en 2 ou 3 semaines mais ceux qui auraient peur des carences pendant de longs séjours peuvent emporter :

- multivitamines (veg1, Deva…)

- comprimés de calcium effervescents (j’ai fait ça pendant ma grossesse, 2 semaines de vacances sans lait enrichi en calcium et peu d’aliments riches en calcium, et mon fils en a aussi eu un demi par jour)

- éventuellement omega 3 etc (ou autres compléments alimentaires que vous donnez habituellement)

 

Recettes et livrets :

- Si vous disposez d’une cuisine sur votre lieu de vacances, n’oubliez pas quelques recettes imprimées (des choses faciles ne demandant pas trop d’ingrédients rares) ou l’adresse du blog Enfant végé pour faire vos recettes préférées sur place ;)

- Le Guide du végétarien débutant pour rassurer (ou en profiter pour convaincre) votre entourage.

- Et le précieux Passeport vegan pour être sûr de pouvoir manger vegan dans les pays dont vous ne parlez pas la langue.

 

Et vous, quels sont les produits indispensables que vous emportez en vacances ? N’hésitez pas à compléter cette liste selon votre propre expérience !

16 juin 2014

Croissants et "Nutella" vegans

Après les goûters, parlons petit-déjeuner. Chez nous, on alterne entre tartines (sucrées ou salées, avec confiture, purées de noix ou pâté végétal), céréales, müsli, smoothies, chocolat chaud...  et petits-déjeuners plus originaux et gourmands comme les parfaits ou le porridge de la demi-lune d'Antigone XXI que j'ai totalement adoptés. Un délice dès le matin! Mon fils aîné lui, préfère les tartines de pâté végétal, et pour mon bébé, c'est Baby-müsli, tartine ou une portion de mon porridge du jour (retrouvez nos exemples de petits-déjeuners dans les menus de la semaine). L'essentiel, que ce soit bon et équilibré.

Mais pour une fois, aujourd'hui, laissons en partie de côté l'aspect équilibré. Offrir de vrais croissants et une pâte à tartiner digne de ce nom à nos petits vegans, c'est important aussi non?

 

croissants

 

Pour les croissants, je triche: je ne les ai pas faits moi-même et en plus vous ne les trouverez sans doute pas en France. Ce sont des croissants en boîte que j'achète au rayon frais (6 croissants dans une mini boîte, surprenant mais ils gonflent au four!), je déroule la pâte, je détache les triangles prédécoupés que je roule et dépose au four. La composition est vegane, et ils sont très bons tout juste sortis du four (exceptionnellement on ne regarde pas de trop près la liste des ingrédients, encore que, ça va, pas de conservateur douteux). A tout hasard, je vous indique la marque: Knack & Back. J'ignore si l'équivalent existe en France.

 

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Comme ce serait cruel de vous planter là sans alternative, je vous rassure, on peut faire ses croissants vegans soi-même, avec cette recette de croissants de Ma cuisine végétalienne. Si je ne l'ai pas testée, en revanche je peux vous assurer que sa brioche est délicieuse, que ce soit la classique ou la brioche des rois. Cela demande un peu de travail mais le régal est au rendez-vous!

 

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Quant à la pâte à tartiner, on en trouve des veganes en magasin bio, comme le fameux Chokénut. Mais je peux l'affirmer, aucune ne vaut la célèbre Choconette d'Antigone XXI, qui ne dure jamais plus de 24h chez nous. Et en plus, cette recette est absolument saine, car sucrée aux dattes et au sirop d'agave et bourrée de noisettes. Aucune mauvaise conscience d'en donner aux enfants, au contraire, reprends de la Choconette mon chéri^^

Pour ma part, ma version préférée est celle au sirop d'agave (plutôt que d'érable) et au cacao cru.

 

choconette

Pour 1 pot de 330 ml.

Ingrédients :

  • 15 petites dattes (environ 90 g.)*
  • 125 g. [1/2 cup] de purée de noisettes
  • 60 ml. [4 Tbsp] de sirop d’agave ou d’érable
  • 30 g.  [1/3 cup] de cacao en poudre
  • 15 ml. [1 Tbsp] d’eau

* Pour ceux qui ne souhaiteraient pas utiliser de dattes, vous pouvez les remplacer ainsi: 1/2 abricots secs + 1/2 bananes séchées (attention, pas chips de banane !)

*

Préparation :

1. Réhydratez les dattes dans de l’eau chaude pendant une dizaine de minutes (ou 2 heures dans de l’eau froide)

2. Mettez tous les ingrédients dans le bol d’un mixeur, et… mixez !

N’hésitez pas à arrêter l’appareil de temps en temps pour racler les bords et replacer la pâte sur les lames. Si l’ensemble vous paraît un peu trop sec, rajoutez un tout petit peu d’eau ou d’huile de noisette (ou autre huile neutre).

 

Après ça, qui osera encore dire que nos enfants vegans sont privés de bonnes choses?? ^^

Et vos enfants, quels sont leurs petits-déjeuners préférés?

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04 juin 2014

Les couches et lingettes lavables, le bon choix pour bébé, les animaux et la planète

De plus en plus des parents les adoptent. Rien à voir avec les langes d’autrefois (on ne va plus non plus au lavoir pour les lessives...): composées d’une ou de deux parties, avec des imprimés tout plus beaux les uns que les autres, les couches lavables d’aujourd’hui ont tout pour plaire ! J’ai des simples couches + culottes mais de nombreux autres systèmes et modèles encore plus pratiques existent.

 

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Pourquoi passer aux couches lavables ? Commençons par lister, en toute objectivité, les avantages et les inconvénients :

 

(Petits) inconvénients :

- une lessive tous les 2 ou 3 jours

- le temps de séchage à prendre en compte si l’on n’a pas de sèche-linge (ce qui est mon cas)

- l’odeur plus forte que celle des jetables, sur le bébé et dans le seau de stockage (même si on s’y habitue vite)

- le volume de la couche sous les vêtements (cela dépend des modèles mais il faut généralement passer à la taille supérieure de pantalon et de body, mais est-ce vraiment un problème ?)

- une plus grande fréquence de change, toutes les 3 heures maximum

- possibles rougeurs du siège dues à l’humidité (cependant le coton des couches lavables est souvent mieux toléré par les petites fesses sensibles que les produits chimiques des jetables comme le polyacrylate de sodium)

- un investissement important au début mais vite rentabilisé et au final inférieur à celui des jetables

 

(Grands) avantages :

- veganes : les lavables ne sont pas testées sur les animaux !

- écologiques : les couches jetables (6000 soit une tonne par enfant !), qui mettent plus de 500 ans à se décomposer, sont un véritable problème pour l’environnement. Regardez cet article pour les chiffres. Les couches lavables consommeraient 3,5 fois moins d’énergie et 2,3 fois moins d’eau que les jetables. Elles donc un moyen d’épargner la planète de nos enfants et un geste important pour leur avenir. Et quand on se soucie des animaux, qui sont les premières victimes de la pollution et de la déforestation, choisir les lavables prend tout son sens.

- économiques, encore plus si on les achète d’occasion ou qu’on les utilise pour plusieurs enfants ; bien moins chères aussi que les couches jetables écologiques. Une économie moyenne de 700 euros dès le premier enfant.

- pratiques : pas besoin d’acheter et de transporter sans arrêt des paquets de couches, ni de vider des poubelles (puantes) au moins une fois par jour

- saines : des matières 100% naturelles comme le coton bio, exemptes de produits chimiques nocifs à la différence des jetables non écologiques, qui laissent davantage respirer la peau et n’élèvent pas la température des parties génitales des petits garçons (important pour la fertilité)

- aident à devenir « propre » car le bébé en couches lavables prend conscience de l’humidité contrairement aux jetables qui le laissent toujours au sec

- esthétiques : des couches bien plus mignonnes que les jetables

 

Voir aussi le Duel Couches lavables vs Couches jetables.

 

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 De gauche à droite: culotte de protection, couche, insert, feuille

 

Les couches lavables, comment ça marche ?

Ayant utilisé les lavables pour mes deux garçons, je vous fais part de mon expérience et de mes astuces pratiques pour bien les choisir et les utiliser. Cela ne remplacera pas l’avis d’une conseillère en couches lavables pour le choix d’un modèle. Vous pouvez aussi consulter cette fiche pour plus de précisions ou le Guide pratique des couches lavables de la boutique Apinapi.

 

Et tout de suite, les réponses à toutes les questions que vous pouvez vous poser :

 

Quels sont les différents systèmes ?

Si des mamans utilisent de simples langes pliés ou confectionnent elles-mêmes des couches lavables, de nombreux modèles tout prêts et aussi pratiques que des jetables existent :

D’abord, mieux vaut choisir des couches évolutives de la naissance à la propreté avec pressions ou velcros, qui s’adaptent tout au long de la croissance du bébé, plutôt que des couches à tailles.

Il existe trois ou plus précisément quatre types de couches :

- Les TE1 (tout en un) intégrales sont aussi simples que des jetables : la culotte et la protection intérieure sont liées, on met le tout au sale à chaque change.

- Les TE1 à poche : on glisse un insert dans la poche d’une culotte imperméable, on lave le tout à chaque fois. Ces deux modèles sont les plus pratiques mais un peu longs à sécher.

- Les TE2 sont composées de deux éléments : la culotte de protection imperméable et l’insert qui se fixe à l’intérieur généralement par des pressions. On ne lave pas la culotte de protection à chaque fois.

- Le système classique couche + culotte de protection séparées (c’est ce que j’ai, voir photos ci-dessus et ci-dessous) : un peu plus long à mettre car en deux temps, et moins « mignon » mais c’est le système le plus absorbant.

 

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 La couche en coton bio (Popolini)... et ne pas oublier la culotte imperméable par-dessus!

 

Pour plus d’absorption, on peut ajouter un ou des inserts en tissu à l’intérieur (à un moment on a été obligés de mettre 3 inserts pour la nuit !). Et dans tous les cas, on protège le fond de la couche par une feuille ou voile de protection, à jeter en cas de selles, et sinon à laver avec les couches pour être réutilisée plusieurs fois. A la place, on peut aussi mettre un voile polaire lavable qui garde les fesses au sec.

 

Comment choisir le bon modèle ?

Pour trouver le modèle qui convient le mieux à votre bébé, rien ne vous empêche d’acheter un exemplaire de différents modèles pour essayer, et d’étoffer ensuite votre stock en fonction de vos préférences. Il existe même des « packs découverte » ou des services de location. Parmi tous les modèles, les matières, et les formes, il en existe forcément qui s’adaptent à votre bébé. Consultez par exemple cette présentation de différentes marques et ce comparatif des matières.

Pour mes enfants, j’ai de simples couches + culottes que l’on m’avait conseillées en magasin (Mon petit Öko, Lyon). Pour mon aîné, j’avais choisi 15 couches en coton bio Popolini et 15 en coton et chanvre bio Lulu Nature (la moitié du stock acheté d’occasion), 3 culottes de protection à pressions Popolini Vento Bravo dans chaque taille (S, M et L) et 3 à velcros (taille unique Wonder Wraps), ainsi qu’une bonne trentaine d’inserts. Je trouve cet assortiment très fonctionnel. Comme chaque type a des avantages et des (petits) inconvénients, je m’y retrouve bien. Les Popolini par exemple sont plus volumineuses, plus longues à sécher mais aussi plus absorbantes et plus solides que les Lulu nature.

Pour mon 2e bébé, je les réutilise toutes et j’ai étoffé le stock avec 5 nouvelles So Bamboo à intérieur polaire tout doux (photo ci-dessous). Mais je trouve qu’elles s’abîment déjà un peu. A mon avis rien ne vaut le pur coton bio.

 

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Combien de couches faut-il ?

15 à 20 couches pour une lessive tous les 2 jours, 30 couches pour une lessive tous les 3 à 4 jours (sans sèche-linge). Pour les systèmes couches + culotte et TE2, comptez un insert par couche, et environ 5 culottes de protection par taille (on ne les lave pas à chaque fois). Les feuilles s’achètent par rouleaux de 100.

 

Comment les stocker ?

Un seau tout simple suffit. Il est préférable, afin d’éviter la macération, de les stocker sans couvercle. Si l’odeur (qui disparaît très vite) vous dérange et que vous n’avez pas de jardin ou de balcon où les entreposer, mettez un couvercle mais ne faites en aucun cas tremper les couches : en effet, le trempage favorise le développement des bactéries et des moisissures, et nuit aussi à la longévité des couches. Vous pouvez aussi les rincer ce qui diminuera l’odeur.

Pour vos sorties, il existe de petits sacs à couches imperméables qui se ferment par un lien élastique (et qui pourront vous servir ensuite pour les maillots de bain).

 

Comment les laver ?

Avant la première utilisation, il est conseillé de les faire tremper une nuit et de les laver 2 ou 3 fois pour optimiser l’absorption.

Ensuite les couches (et les feuilles non souillées) se lavent à 40 ou 60°, de préférence avec une lessive écologique et hypoallergénique. Il convient par ailleurs d'éviter les lessives trop glycérinées du type copeaux de savon de Marseille ainsi que les noix de lavage, qui auraient tendance à encrasser les couches. Pour la même raison, préférez les lessives en poudre. N’utilisez jamais d’assouplissant.

On peut ajouter de temps en temps quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé dans la lessive pour désinfecter, mais veillez à ce que les couches soient ensuite bien rincées. Les couches peuvent aussi être lavées à 40° avec le reste du linge après un simple rinçage en machine.

Pour pouvoir les utiliser longtemps, choisissez un essorage doux (800 tours maximum).  Evitez le sèche-linge pour les TE1 et les culottes de protection. L'idéal est bien sûr de les laisser sécher en plein air.

De temps en temps, si vous remarquez qu’elles absorbent moins, pensez à décrasser vos couches : pour cela certains recommandent les cristaux de soude (voir méthode à la fin de cet article), d’autres les déconseillent (voir autre méthode à la page 12 de ce guide).

 

 

Lingettes lavables et autres accessoires écologiques et vegans pour le change

 

IMG_1282Et parce que les autres accessoires du change contribuent aussi à la pollution (je suis effrayée de voir autour de moi des mamans utiliser serviette à langer jetable + lingettes ou cotons jetables + mouchoirs jetables en papier pour sécher + couches jetables !!), le complément idéal des couches lavables est bien sûr les lingettes lavables, à utiliser avec un peu d’eau ou de liniment oléo calcaire. Ecologiques et économiques, elles épargnent en plus au bébé les produits dangereux contenus dans les lingettes jetables classiques. Elles se lavent avec le reste du linge ou avec les couches. Les lingettes lavables sont également très pratiques pour le débarbouillage à table. Une fois bébé devenu grand, elles peuvent vous servir de lingettes démaquillantes.

J’ai essayé plusieurs modèles mais les plus pratiques et les plus solides sont incomparablement les Lulu Nature chanvre et coton bio 15 par 15cm. Je réutilise mon stock de 20 lingettes pour mon 2e bébé et elles sont toujours en parfait état. On peut aussi facilement les fabriquer soi-même comme le propose Antigone XXI.

 

 

Mon matériel pour le change : pour un simple pipi, j’utilise lingette lavable + eau (une bassine que j’apporte sur la table à langer), et pour un caca je commence par un ou deux cotons jetables avec de l’eau avant de finir par une lingette lavable. Quand je n’ai pas d’eau à portée de main j’utilise du liniment mais je ne suis pas une grande fan, je trouve que l’eau nettoie aussi bien voire mieux. Je sèche avec les petites serviettes carrées en coton Ikea certes non bio mais inusables. Ensuite j’applique éventuellement la crème pour le change Lavera (en cas de rougeurs et avant la nuit).

En sortie, il est toujours possible d’emporter lingette lavable + bouteille d’eau mais en général j’ai un paquet de lingettes jetables bio et biodégradables (j’adore les Natracare qui en plus sont veganes, il y a aussi les Naty qui ne sont pas testées sur animaux), et quand je n’en ai plus, des lingettes normales mais si possible sans phénoxyéthanol et autres produits dangereux.

 

Et pour transporter mon nécessaire pour le change, j'ai cousu une pochette à langer de dimensions plus grandes que celles que l'on trouve habituellement et en ajoutant des plis dans les coins des poches pour plus de volume de rangement, qui peut contenir une couche lavable, un gros paquet de lingettes et même une serviette à langer (ou simple lange) et un tube de crème.

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Couches lavables : mes astuces pratiques

- Il peut être judicieux de laisser passer les premières semaines avant de se mettre aux couches lavables, le temps d’avoir trouvé une organisation. Souvent d’ailleurs, les couches lavables taille unique sont trop grandes pour un nouveau-né. Au bout d’un mois ou deux cela va mieux.

- Même si on prend vite l’habitude et le rythme au bout de quelques jours, si passer aux couches lavables vous parait insurmontable, vous pouvez très bien fonctionner en « mixte » entre lavables et jetables. C’est ce que je fais : si j’avais réussi à utiliser exclusivement les lavables (sauf en vacances) jusqu’aux 2 ans de mon aîné, on a dû faire des compromis pour le petit frère : lavables la journée au printemps et en été quand elles peuvent sécher sur le balcon, jetables écologiques en automne-hiver (elles ne séchaient pas dans l’appartement) et pendant les vacances, et Pampers la nuit (la seule marque qui ne fuit pas…). C’est déjà beaucoup de déchets d’évités !

- Il peut être intéressant de mélanger les modèles ou marques, ainsi l’alternance évite d’éventuelles irritations qui apparaîtraient peut-être à la longue avec un modèle unique (un élastique toujours au même endroit par exemple).

- Si l’humidité des lavables cause des rougeurs à votre bébé, je vous recommande l’excellente crème pour le change de Lavera (vegane) au zinc, qui prévient les irritations liées à l’humidité.

- Pour adoucir les couches : oubliez l’assouplissant qui les abîme. Si vos couches deviennent rêches et sèches au fil du temps (c’est surtout le cas de celles en chanvre), malaxez-les et frictionnez-les une fois qu’elles sont sèches, le tissu s’assouplit aussitôt. Il paraît que le sèche-linge les rend aussi toutes douces.

- De nombreuses crèches et nourrices refusent les couches lavables, mais il est tout de même possible de trouver des nourrices les acceptant (surtout quand elles auront vu comme les lavables sont faciles d’emploi) ; le site Nounou nature répertorie les nourrices acceptant les lavables.

- Si l’on peut en commander sur internet, le mieux reste de choisir ses couches en boutique ou lors de salons. Si vous habitez Paris, prenez contact avec la conseillère Aurélie Desjardins ou foncez à la boutique Apinapi, et à Lyon et à Grenoble je vous recommande Mon petit Öko.

- Les acheter d’occasion est aussi possible en vérifiant qu’elles soient en bon état. De nombreux parents revendent des couches qui ont à peine servi.

 Et vous, avez-vous aussi choisi les couches lavables? Quels sont vos modèles préférés, vos astuces etc?

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